Casablanca – Face aux mutations que connaît la région de Casablanca-Settat dues au nombre important de personnes qui y affluent, ce territoire mène une course contre la montre en vue d’accompagner cette croissance rapide à travers un réseau de transport moderne, intégré et multimodal.

Un rapport sur le bilan des réalisations accomplies durant la période 2015-2021 a fait état de ce constat, rappelant que la région de Casablanca-Settat planche dans le cadre de son plan d’aménagement sur la réalisation de 34 projets de transport d’un montant de plus de 46 milliards de dirhams, sur un total de 155 projets programmés dans divers domaines avec pour objectif de favoriser la compétitivité et l’attractivité du territoire en partenariat avec les acteurs des secteurs public et privé.

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Casablanca-Settat : Quel réseau de transport attendu pour renforcer la compétitivité et l’attractivité de la région ?

Le rapport a souligné également que cet axe de mobilité répond à trois principes de base relatifs à la réduction de la centralisation de la ville de Casablanca, l’allégement de la charge sur la ville à travers la construction de routes et la réalisation de projets de nature à faciliter l’accès aux différentes zones de la région, le renforcement du lien entre les pôles fonctionnels régionaux et l’amélioration de leur harmonie, le but étant d’assurer une forte connexion et un service de qualité pour les habitants de la région.

Conformément aux standards de qualité et d’efficacité reconnus dans les grandes métropoles du monde, la ville de Casablanca se dote de 80 km de réseau moderne de transport en commun, dont 3 lignes de tramway, en vue de contribuer à réduire de 15 pc les gaz à effet de serre, ainsi que la réalisation de deux réseaux de bus de haute qualité, 15 parkings et 160 gares voyageurs.

Afin de mettre en œuvre son plan de développement, la région a signé un contrat de financement avec la Société financière internationale (SFI) relevant de la Banque mondiale pour couvrir les coûts de sa contribution pour la troisième et la quatrième lignes du Tramway de Casablanca.

Le service du transport en commun a été également mis à niveau à travers la réalisation de plusieurs lignes, la création de 10 lignes supplémentaires sur le territoire de la Fondation de la coopération entre les communes de la capitale économique, le renforcement du parc autobus pour que le nombre des véhicules atteigne progressivement 700 bus.

La répartition de ces lignes qui concernent 18 communes a été assurée en tenant compte notamment des quartiers et des zones qui accusent un grand manque particulièrement les zones qui accueillent les populations dans le cadre des opérations de relogement prévues dans les programmes de lutte contre les bidonvilles et de traitement de l’habitat menaçant ruine.

Il a été tenu compte également, dans le cadre d’une stratégie de développement, du renforcement des infrastructures de base en vue d’accompagner la croissance soutenue que connaît la région dans différents domaines, et cette opération a concerné notamment l’aménagement et l’extension de plusieurs axes (plus de 1141 km de routes), la réalisation de plusieurs ouvrages d’art et la construction de dix ponts avec pour objectifs d’attirer les investissements, valoriser les secteurs de projets et assurer la sécurité des usagers de la route.

Ces projets routiers (provinciaux, régionaux ou nationaux) ciblent, outre la capitale économique, la préfecture de Mohammedia et les provinces de Mediouna, Nouaceur, Settat, El Jadida, Sidi Bennour et Berrechid, en plus des projets autoroutiers et d’autres projets reliant les préfectures et les provinces.

La question qui reste posée est de savoir sur quelle nouveauté devrait compter la région cette année avec l’adoption du nouveau Schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT) dans la perspective de préserver sa position de premier pôle économique national qui détient 32,4 pc du Produit intérieur brut (PIB) et comme locomotive du processus de développement dans lequel est engagé le Maroc ?

A travers les compétences propres de la région, renforcées par la loi cadre 111-14, Casablanca-Settat ambitionne de préserver sa place en tête en exploitant les infrastructures réservées essentiellement au transport, puisque la région couvre à elle seule 69 pc des échanges commerciaux nationaux, 51 pc des mouvements des voyageurs, 40 pc du trafic aérien et 30 pc du réseau routier.

Selon le rapport, la région détient également 75 pc de la production industrielle, 40 pc du commerce national et 57 pc de l’ensemble des exportations, outre 81 pc des investissements industriels.

Le document relève, en outre, que Casablanca-Settat figure en premier rang au niveau national en matière de consommation et de recrutement avec 20,3 pc, ajoutant que la région abrite 74 pc de la population urbaine, 49 pc de la population active nationale et 29 pc des acteurs dans le secteur de la formation professionnelle.

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