En Afrique de l’Ouest les problématiques agricoles et agroindustrielles demeurent aisément liées à celles des énergies renouvelables. L’actualité confirme et renforce chaque jour cet état de fait. Les énergies renouvelables demeurent d’autant plus indispensables que le monde est touché par les conséquences de la crise ukrainienne – l’augmentation des cours du pétrole notamment – qui plonge le Nigeria dans une crise énergétique sans précédent !
Revenons sur les dernières nouvelles agro/énergies renouvelables que nous retrouvons cette semaine dans plusieurs pays : Bénin, Côte d’Ivoire, Mali, Nigéria et Sénégal.
Mais avant de se plonger dans l’actualité de ces pays, intéressons-nous aux dernières innovations et autres nouvelles qui touchent l’ensemble de l’Afrique.
Le moteur de recherche allemand Ecosia -qui utilise ses revenus publicitaires pour planter des arbres- annonce qu’il va investir dans les énergies renouvelables, et dans l’énergie solaire tout particulièrement. Le groupe débloque une enveloppe de € 30 millions pour équiper 1 300 foyers allemands de panneaux solaires, mais la société est prête à s’étendre dans d’autres pays… Rappelons qu’en 2021, la société a commencé de diversifier ses investissements en incubant World Fund, un fonds de € 350 millions destiné au financement de start-up sur le climat. Et si la publicité finançait le développement des énergies renouvelables en Afrique ?
La compagnie aérienne Swiss –  qui appartient au groupe Lufthansa – se prépare à faire voler des avions grâce à du kérosène solaire ! Swiss a conclu un accord avec Synhelion, une société suisse spécialisée dans l’utilisation de l’énergie solaire pour la conversion de CO2 en carburant synthétique, et qui est capable de fabriquer du carburant d’aviation durable (SAF) à partir de source d’énergie renouvelable. Concrètement, le procédé utilise la chaleur solaire concentrée en un point par des miroirs, pour produire du gaz de synthèse à partir duquel le kérozène est transformé selon un processus industriel standards. La société affirme que ce carburant peut être utilisé pour remplacer tout types de transports (navires, camions, avions, voitures, etc.). Notons que ce carburant s’utilise comme le carburant conventionnel, sans modification du moteur.
La première coopération Nord-Sud-Sud ! L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), l’Agence nationale des énergies renouvelables du Sénégal (ANER), et l’Agence andalouse de coopération internationale au développement de la Junta de Andalucia (AACID), ont signé une convention de partenariat et lancent -par la même occasion- le tout premier programme de coopération triangulaire dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Ce partenariat vise à mettre en place des projet pilotes d’énergies renouvelables (éclairage solaire, l’eau et l’électrification décentralisée) ; réaliser des programmes de formation et d’échange ; et mettre en place des moyens de gestions efficace (entretien, maintenance, renouvellement des composants), notamment.
Bientôt une nouvelle académie de formation africaine ! L’Africa Solar Industry Association (AFSIA), l’association de référence des professionnels du solaire en Afrique, se prépare à former des jeunes aux compétences recherchées par l’industrie solaire. Face à la demande en constante hausse de travailleurs qualifiés pour assurer la transition énergétique, l’AFSIA propose des opportunités de formation et la création d’une Solar Academy. L’AFSIA lance un appel pour soutenir cette initiative sans qu’une date de lancement de l’initiative soit connue.
Le Groupe Engie, spécialisé dans le gaz et les kits solaires, s’installe au Bénin ! Le groupe est déjà présente au Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali, Niger, Sénégal et Togo. Une information quelque peu surprenante dans la mesure où le Groupe Butec, basé à Dubaï et spécialisé dans les métiers de la construction et des services, est sur le point d’acheter l’ensemble des sociétés du groupe Engie en Afrique, soit 17 sociétés, dès la fin du mois de mars.
Du poisson pour tous ! C’est le démarrage de la phase pilote du Projet de conception et d’optimisation d’un prototype à haut rendement d’aquaculture de tilpia hors-sol à pompage solaire qui s’est déroulé à Kong, dans le Tchologo. D’un coût estimé à FCFA 22,418 millions, le projet vise l’autosuffisance en poisson des populations des régions du Nord de la Côte d’Ivoire. Ce projet s’étalera sur une période 15 mois et bénéficiera du financement du Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (FONSTI). Il permettra l’implantation de l’aquaculture dans les zones où sa pratique est extrêmement difficile et devrait résoudre le déficit de protéines animales sur le marché local.
L’ONG de développement solidaire, le Geres, inaugure deux zones d’activités électrifiées (ZAE) à l’énergie solaire à Moro-Moro et Diaramana. Ces emplacements disposent d’infrastructures, de bâtiments professionnels bioclimatiques – c’est-à-dire qu’ils sont adaptés au climat et à l’écosystème – ils sont alimentés par l’énergie solaire et recueillent des petites entreprises. À Moro-Moro par exemple, 6 entrepreneurs se sont engagés à occuper les lieux et, ils sont au nombre de 7 à Diaramana où on recense une entreprise de transformation agroalimentaire, un restaurant, une machine à eau, un espace multi-service, 2 ateliers de couture, une menuiserie.
Le Nigeria est plongé dans une grave crise énergétique. Depuis le 15 mars, le pays le plus peuplé d’Afrique est en panne d’électricité sur toute l’étendue de son territoire, plongeant ainsi le pays dans la plus importance crise énergétique de son histoire. Une situation qui s’explique par la vétusté des installations électriques – dont une partie et en panne – et par le fait que les populations ont l’habitude d’utiliser des générateurs alimentés en fuel et qui ne peuvent plus faire face à la hausse du prix du carburant engendré par la crise ukrainienne. Un paradoxe pour le plus grand producteur africain de pétrole qui importe 90 % de son carburant et n’a toujours pas investi dans le raffinage de son brut. L’ensemble de l’économie est touché, certains Etats ne peuvent plus payer leurs salariés et se retrouveront bientôt en défaut de paiement.
La directrice nationale de la GIZ Nigéria, Ina Hommers, annonce que le gouvernement allemand s’est engagé à investir € 13 milliards dans l’industrie nigériane d’approvisionnement en électricité, au cours du lancement des directives du plan de gestion environnementale et sociale (PGES) pour les projets de mini-réseau solaire au Nigeria. Sans plus de précisions… affaire à suivre !
La filiale de l’entreprise solaire britannique Bboxx, BBoxx Energy Access Nigeria, et l’Agence d’électrification rurale (REA) viennent de signer un accord de subvention basé sur les résultats dans le cadre du projet d’électrification du Nigeria (NEP) qui vise à renforcer l’accès à l’électricité des ménages et des entreprises situés dans les zones rurales. Bboxx Nigeria recevra des subventions pour l’installation de système solaire domestiques à destination des ménages, des micro, petites et moyennes entreprises. Ces fonds seront délivrés par le NEP, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque Mondiale. Rappelons que Bboxx a lancé ses activités au Nigeria en octobre 2021.
L’énergie solaire, à l’origine du développement local. À Bokidiawé dans le Fouta, le groupe de 6 jeunes sénégalais de la diaspora réunis sous l’appellation « Sénégal 109 » équipe les jardins et les fermes agricoles de 2 forages solaires. Ces derniers contribuent au développement local des villages d’une région dont ils sont originaires. Les forages solaires facilitent grandement la vie des femmes et leur permettent de disposer d’une eau solaire à moindre coût.
En Afrique de l’Ouest les problématiques agricoles et agroindustrielles demeurent aisément liées à celles des énergies renouvelables. L’actualité…
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