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Saïd Naoumi Saïd Naoumi,
Lors de son Forum sur la finance verte, le groupe BMCI a réaffirmé son engagement d’être à côté de ses clients pour les écouter, les conseiller les mettre en relation et les financer de façon à s’orienter vers un monde durable. Ph Kartouch
Le groupe BMCI entend insuffler une nouvelle dynamique à son dispositif d’accompagnement de la transition verte au Maroc. La banque prévoit, en effet, de décliner dans le Royaume les engagements de sa maison mère, le groupe BNP Paribas, afin de soutenir l’émergence d’initiatives vertes et des projets de transition énergétique. Une partie des financements programmés par BNP Paribas à l’horizon 2025 sera ainsi dédiée au Maroc à travers BMCI. Le plan BNP Paribas prévoit 150 milliards d’euros de crédits durables destinés à la fois aux entreprises, aux institutionnels et aux particuliers, 250 milliards d’euros d’obligations vertes et 300 milliards d’investissements durables.

Le groupe BMCI est déterminé à renforcer davantage ses dispositifs d’accompagnement de la transition énergétique au Maroc. La banque, qui a organisé le 15 juin à Rabat le premier forum dédié à la Finance verte, affirme être entièrement engagée à soutenir l’émergence d’initiatives vertes aussi bien en termes d’accompagnement des porteurs de projets que de soutien des opérations de verdissement des process dans le secteur industriel. «Le Maroc a de solides atouts pour réussir sa transition énergétique notamment sa stratégie volontariste pour le développement durable et ses ressources naturelles qui lui permettent de développer des sources propres d’énergie», souligne Philippe Dumel, président de directoire de BMCI. La Banque entend, par ailleurs, décliner à l’échelle du Maroc les engagements de sa maison mère, BNP Paribas, dans la neutralité carbone à l’horizon 2050.

En effet, souligne François Benaroya, responsable adjoint BNP Paribas International Retail Banking et responsable de la zone Europe-Méditerranée, le géant bancaire européen a adopté un plan stratégique déclinant des engagements «concerts et immédiats» afin de soutenir la transition verte de ses clients, entreprises et institutions. «Nous devons montrer l'exemple en étant la banque d'un monde qui change. Notre mission est d’aider les acteurs à s'adapter au nouvel environnement marqué par le changement climatique et à avoir un mode de vie durable. C'est, d’ailleurs, ce que prévoit le plan stratégique du groupe BNP Paribas qui repose sur cinq piliers. Ce plan aborde la durabilité sur différents niveaux : la biodiversité, la transition vers les crédits carbone, le développement d'une économie circulaire, l'épargne, l'investissement durable, mais aussi les aspects sociaux de lutte contre l'exclusion», fait valoir le responsable.
250 milliards d’euros d’obligations vertes
À la différence d'autres acteurs bancaires qui abordent le sujet de la transition énergétique dans des horizons lointains, le groupe BNP Paribas entend concrétiser ses engagements pour le climat à l’horizon 2025. Cette feuille de route prévoit, ainsi, pas moins de 150 milliards d'euros de crédits durables destinés à la fois aux entreprises, aux institutionnels et aux particuliers. À cela s’ajoutent 250 milliards d'euros d'obligations vertes et 300 milliards d'investissements durables. «Nous souhaitons qu’une partie de ces montants colossaux soient investie au Maroc à travers la BMCI», précise Benaroya qui ne pipera pas mot sur le montant précis à consentir à la transition verte au Maroc. «Notre ambition est d’aider tous les pays de notre présence à opérer leur transition verte. La particularité du Maroc où nous sommes présents depuis déjà des années est qu’il dispose d’une stratégie et d’une vision claires pour le long terme avec des objectifs qui répondent à notre stratégie», affirme-t-il. Pour le patron de la BMCI, Philippe Dumel, le développement économique du Maroc nécessite des ressources importantes en eau et en énergie.
Cette dernière est encore fortement carbonée avec 70% de la production d’électricité qui est basée sur du charbon. «Les challenges sont aussi sociaux en termes de santé publique, d'éducation et d'inclusion économique et notamment d'inclusion des femmes», explique-t-il. Pour répondre à ces défis, le Royaume dispose de solides et atouts, selon Dumel. «Je dois d’abord souligner le volontarisme politique qui s’exprime à travers des orientations claires et précises à l’instar de la Stratégie nationale du développement durable et le plan climat national pour 2030 ou encore plus récemment le Nouveau modèle de développement. À côté de ces orientations claires, le Maroc dispose évidemment de ressources naturelles propices à cette évolution technologique. Je pense au potentiel solaire, le pays étant le 9e pays le plus ensoleillé au monde, ou encore au potentiel éolien et là aussi le Royaume figure à la 31e place», souligne Dumel.
Pour relever ces défis et valoriser ces atouts, les adaptations nécessaires devront engloutir, selon lui, des investissements importants, aussi bien dans le secteur public que privé. «La BMCI entend être à côté de ses clients pour les écouter, les conseiller, les mettre en relation et bien sûr aussi les financer de façon à s'orienter ensemble vers un monde durable», annonce Dumel sans livrer de détails sur les engagements financiers du groupe pour soutenir la transition verte dans le Royaume. Rappelons qu’en 2021, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), soutenue par le Fonds vert pour le climat (GCF) et l’Union européenne, avait accordé un prêt de 25 millions d’euros à BMCI. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de financement vert «GEFF Morocco», initié par la BERD pour inciter, via des banques partenaires, le secteur privé à investir dans l’efficacité énergétique et les Green technologies. Les entreprises bénéficiaires de ce programme pourront profiter d’un financement, d’une subvention et d’une expertise technique pour assurer la viabilité de leur projet. Notons qu’à l’issue du Forum, BMCI et le Réseau Entreprendre Maroc ont renouvelé leur partenariat. L’objectif étant de soutenir l’entrepreneuriat des femmes.
Énergies renouvelables : le modèle économique du Maroc est parmi les plus compétitifs au monde
Saïd Mouline, directeur général de l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), qui prenait part au Forum de BMCI, a rappelé que la stratégie de développement durable est portée au plus haut niveau de l'État. Cette feuille de route, souligne-t-il, accompagne pratiquement tous les secteurs de l’économie. Pour Mouline, la transition énergétique concerne aujourd’hui tout le monde, même ceux qui subissent l’impact du changement climatique. Le DG de l’AMEE rappelle que la Stratégie nationale de développement durable et la Lettre Royale de 2009 a donné priorité aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique avec de grands projets et des objectifs chiffrés. D’ailleurs, précise-t-il, le Maroc est parmi les rares pays qui ont pris depuis 2009, dans leurs engagements pour le changement climatique, le défi de 1,5 degré. Mouline affirme, par ailleurs, que la transition énergétique que le Maroc est en train d’opérer concerne aussi bien l’agriculture, le bâtiment, l’industrie que le transport. Ce processus, poursuit-il, est encadré par un arsenal réglementaire précis en plus d’un accompagnement technique et financier adapté. «Si le Maroc a réussi des projets comme les parcs éoliens et le complexe solaire Noor Ouarzazate, c’est grâce à une approche de partenariat public-privé basée sur la confiance entre les partenaires, la transparence dans les contrats et la bonne gouvernance.
Cette formule a permis au Maroc d’attirer des investisseurs étrangers de premier plan et aménager des parcs éoliens à des coûts plus compétitifs à l’échelle mondiale», développe Mouline qui souligne, au passage, que le schéma que le Maroc a bâti en réalisant ses différents projets d’énergie renouvelable est parmi les plus économiques au monde. Le patron de l’AMEE rappelle, par ailleurs, qu’aujourd’hui dans l’agriculture pas moins de 60.000 agriculteurs utilisent des pompes solaires au lieu du diesel. De même, fait-il valoir, les industriels œuvrent de plus en plus à la décarbonation de leurs process de production. La décarbonation aux frontières est aussi un sujet que le Maroc doit affronter avec la préparation nécessaire surtout que 65% des exportations du Royaume sont destinées à l’Union européenne. «Nous devons nous préparer à ce processus et nous avons les bons modèles pour relever le défi», souligne Mouline.
Saïd Naoumi
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Invité de «L’Info en Face»
 François Benaroya : «Tout l’enjeu est de trouver une rentabilité acceptable pour le client tout en ayant un impact positif sur l’environnement»

 
En marge du Forum de la finance durable organisé par BMCI, «L’Info en Face» a reçu François Benaroya, responsable Adjoint BNP Paribas International Retail Banking et responsable de la zone Europe-Méditerranée. L’occasion de faire le tour des enjeux écologiques qui poussent les banques à agir dès maintenant pour encourager le financement durable.
Le marché financier, à l’instar d’autres secteurs, vit au rythme d’importantes perturbations qui résultent directement de la conjoncture internationale complexe liée à la crise sanitaire et le conflit russo-ukrainien. «Nous sommes passés, ces dernières années, par une période assez particulière marquée par une baisse de l’inflation partout dans le monde et des taux d'intérêt au plus bas. Nous avons même eu l’impression que l'inflation avait disparu. C’est une situation qui nous ramène 40 ans en arrière avec une inflation élevée dans la plupart des pays», explique François Benaroya. Une situation qui s’explique, selon lui, par la pandémie de la Covid-19 qui a conduit les Banques centrales à aider massivement les économies, notamment aux États-Unis et en Europe de l'Ouest, et donc à injecter énormément de liquidités dans ces économies. Ces perturbations se sont accrues après le déclenchement du conflit entre la Russie et l’Ukraine ce qui a provoqué une nouvelle disruption des marchés et notamment une envolée des prix de l'énergie. Se dirige-t-on donc vers la fin de l'ère des taux négatifs et de l'argent quasiment gratuit ? C’est peut-être le cas, répond M. Benaroya qui explique qu’avec des niveaux très élevés d'inflation à deux chiffres dans beaucoup de pays, les Banques centrales se doivent de réagir et, les uns après les autres, les pays relèvent leurs taux d'intérêt. Toutefois, rassure le responsable, pour le secteur de la finance, l’impact demeure maîtrisable. «Les banques se sont très bien capitalisées aujourd'hui à travers le monde.
Il y a eu des réformes réglementaires mises en place par les institutions bancaires qui leur ont permis d’avoir beaucoup plus de capitaux dans le passé. Donc les banques sont globalement solides», explique l’invité. Cette perturbation s’explique plus par la spirale prix/salaires qui se produit dans beaucoup de pays et qui entraîne avec elle le risque d'avoir une inflation durable et aussi des problèmes de pouvoir d'achat pour les ménages ou les entreprises qui n'arrivent pas à voir leurs revenus progresser aussi vite que l'inflation. Les solutions pour freiner cette poussée inflationniste généralisée sont là. «Les Banques centrales ont un rôle évident à jouer pour limiter cette hausse de l'inflation, mais les gouvernements encore plus importants pour éviter qu'il y ait une spirale prix/salaires qui continue, et aussi pour compenser les effets sociaux de l'inflation qui sont des facteurs potentiellement de déstabilisation de certains». Il y a aussi ce risque mécanique lié à la hausse des taux de crédit. «Le crédit sera plus cher, ce qui va conduire à moins de crédit et donc moins de croissance», explique l’invité avant d’alerter sur l’endettement des pays qui augmente également et qui exposerait les États à de fortes perturbations dans les années à venir. «Aujourd'hui, nous sommes dans une période de hausse de l'inflation qu’il faut freiner et inverser.
Ce processus prend au minimum deux ou trois ans», explique l’invité de «L’Info en Face». En tout cas, le risque de récession économique n’est pas loin et dépendra de la capacité des Banques centrales à gérer la situation à mettre les taux au bon niveau et surtout à agir en coordination avec les gouvernements pour avoir un bon mix entre politique budgétaire et politique monétaire. En tant qu’acteur économique et financier, comment BNP Paribas appréhende cette nouvelle configuration ? «Nous sommes la Banque d’un monde qui change. Ça ne veut pas dire qu'on est spectateur dans un monde qui change, mais un acteur qui aide ses clients à s'adapter à cette nouvelle donne. Nous restons vigilants notamment dans le domaine du crédit et on s’assure que l'on joue notre rôle de banque qui sert ses clients dans les moments fastes comme dans les moments difficiles», indique l’invité. Au-delà des changements géopolitiques et sanitaires, l'enjeu fondamental pour l'humanité au 21e siècle est principalement lié à l'environnement. La crise climatique commence déjà à impacter une partie du monde parallèlement à une perte colossale de nos biodiversités avec une baisse de 60% des effectifs moyens des espèces sauvages sur les 40 dernières années. «C'est une chute vertigineuse face à laquelle il ne faut pas rester passif. Aussi bien les États, les citoyens, les entreprises et bien évidemment les banques», explique l’invité.
Et l’une des réponses des établissements bancaires est la finance durable. «C'est la réponse que les banques peuvent apporter pour essayer de répondre à cet enjeu environnemental majeur pour soutenir la transition vers une économie différente, une économie moins carbonée et une économie plus respectueuse de l'environnement qui répond au mieux aux déséquilibres sociaux créés par ces changements, comme le changement climatique», note M. Benaroya. Si l’on compare la finance durable à celle dite classique, on peut définir cette dernière comme étant «une finance qui obéit aux lois du marché et essaye de répondre aux besoins du client sans trop se soucier du profit des acteurs économiques et sans prendre en compte le facteur environnemental. Alors que la finance durable se pose dès le départ la question sur l'impact de mes actions en jeu quand je prête de l'argent. Est-ce que je prête de l'argent à un bon projet qui aura un bon impact sur la planète, ou à l'inverse, quand je place de l'argent pour mes clients, est ce que je place dans une entreprise ou dans un fonds qui a un impact positif». Tout l’enjeu est d’arriver à trouver une rentabilité acceptable pour le client tout en ayant un impact positif sur l’environnement, ajoute le responsable. Mais comment mesurer l'impact de cet effet durable d’un placement vert ? C’est une question complexe, reconnaît l’invité. «Beaucoup de travaux des scientifiques ont été menés pour essayer de mesurer cet impact de durabilité. Toutefois, il y a des mesures de l'impact carbone d'un projet ou d'une entreprise, la partie gaz à effet de serre est très mesurable et sur la biodiversité, il y a aussi des mesures qui commencent à se mettre en place. Mais la question à la fin, c'est aussi avoir des instruments simples pour ne pas perdre les clients, les particuliers, les entreprises, dans des batteries d'indicateurs qui ne permettent pas de faire les bons choix», souligne le responsable.
Dans une dimension plus large, l’invité évoque l’exemple de l’alliance «Net Zero» à travers laquelle un ensemble d’établissements bancaires se sont accordés pour s’inscrire dans une trajectoire de baisse des financements qui permet progressivement d'aller vers la neutralité carbone à horizon 2047. «C'est dans cet esprit en fait, qu'on s'inscrit notamment chez BNP Paribas», souligne l’invité. «Nous essayons d'avoir des engagements très clairs dès aujourd'hui et jusqu'à 2025 pour avoir une diminution claire des financements des énergies fossiles», réaffirme M. Benaroya. On ne peut pas attendre 2040 pour agir.
Badri Souad

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Philippe Dumel, président du Directoire de la BMCI
«Le Maroc dispose de solides atouts pour accélérer sa transition verte»

«L’urgence climatique s’impose aujourd’hui comme l’enjeu planétaire numéro 1 pour les 30 prochaines années. La BMCI à l’instar de BNP Paribas est animée par la ferme volonté d’agir pour limiter l’impact du réchauffement climatique et ses impacts sociaux. C’est un engagement résolu et partagé par nombre croissant d’acteurs. Nous nous inscrivons dans une chaîne de volontaires, car nous ne sommes qu’un des maillons parmi d'autres, mais nous voulons jouer pleinement notre rôle. L’objectif de ce Forum sur la finance verte est de favoriser l’émergence et le développement d’initiatives vertes déjà multiples, mais pas encore suffisantes prises par différents acteurs sur ce sujet capital. Il s’agit pour nous de mobiliser toutes les forces afin de permettre aux opérateurs et institutionnels de se rencontrer, de se connecter et d’échanger. Le développement économique du Maroc nécessite des ressources importantes en eau et en énergie. Celle-ci est encore fortement carbonée avec 70% de la production d’électricité qui est basée sur du charbon. Les challenges sont aussi sociaux en termes de santé publique, d'éducation et d'inclusion économique et notamment d'inclusion des femmes. Pour répondre à ces défis, le Maroc dispose de solides atouts.
D'abord, je dois souligner le volontarisme politique qui s’exprime à travers d’orientations claires et précises à l’instar de la stratégie nationale du développement durable ou encore plus récemment le nouveau modèle de développement. À côté de ces orientations claires, le Maroc dispose évidemment de ressources naturelles propices à une évolution technologique climatique. Je pense au potentiel solaire, le Maroc est le neuvième pays le plus ensoleillé au monde ou au potentiel éolien. Là aussi le Maroc figure à la 31e place. Pour relever ces défis et valoriser ces atouts, les adaptations nécessaires nécessitent des investissements colossaux dans le secteur public comme dans le privé. La BMCI entend ainsi être à côté de ses clients pour les écouter, les conseiller, les mettre en relation et, bien sûr, les financer de façon à s'orienter ensemble vers un monde durable. Nos interventions et nos initiatives viennent s’inscrire dans un cadre constitué de 3 niveaux. Le premier est bien évidemment les accords multinationaux notamment la COPE et les conventions de l’ONU qui sont une véritable référence et une source d'inspiration et d'incitation. Le deuxième niveau, ce sont les régulateurs qui s’emparent progressivement du sujet. Je rappelle que la Banque centrale du Maroc a récemment édité une directive pour que les banques estiment de façon plus précise le risque climatique dans leurs activités et leurs bilans.
Le troisième niveau quant à lui est en lien avec les ambitions et les règles internes du groupe BNP Paribas. Il se caractérise par des objectifs chiffrés et par conséquent par tout un effort de reporting et de collection de data pour être en capacité de vérifier que ces objectifs sont atteints et dépassés. Cela se traduit aussi par des politiques qui définissent secteur par secteur quelle est l’approche que nous souhaitons avoir et par la mise à disposition de nos collaborateurs de grilles d'évaluation afin de s'assurer que les financements décidés par le groupe BNP Paribas et par la BMCI sont bien en ligne avec les ambitions et les objectifs que nous voulons atteindre. Les Objectifs de développement durable de l’agenda 2030 de l’ONU sont au nombre de 17. Bien évidemment, nous avons dû faire des choix et nous avons décidé de nous focaliser sur trois domaines à commencer par la transition énergétique. D’ailleurs, nous avons signé il y a quelques mois un nouveau partenariat avec la BERD dans ce domaine afin de financer cette transition de nos clients. Deuxième sujet, l'entrepreneuriat féminin. Là encore, nous avons signé une convention et nous allons la renouveler ce jour même avec le Réseau Entreprendre Maroc afin de soutenir l’entrepreneuriat féminin».

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Antoine Sire, directeur de l’Engagement Entreprise au sein de BNP Paribas
«BNP Paribas est fortement engagée dans la transition verte»

«La finance verte et la transition énergétique sont des sujets essentiels et sont même au cœur de notre plan stratégique 2025. Je pense que c’est véritablement un geste très fort que la dimension durable soit un des trois piliers du plan stratégique d'une grande banque comme BNP Paribas. Je crois également que notre groupe est probablement la première grande banque du monde à avoir une affirmation aussi forte de la dimension de durabilité. Cela est un geste fort, certes, mais derrière, il y a du contenu. Ce contenu est structuré en trois grands piliers. Le premier consiste en des engagements très concrets. Il s’agit, en effet, de faire baisser l'empreinte et les émissions de CO2 qui sont attachées à notre portefeuille de crédits. Nous faisons partie de la Net Zero Banking Alliance et nous avons publié un premier rapport démontrant l’alignement sur les principes de l'Accord de Paris avec des objectifs qui sont très contraignants et qui, comme notre plan stratégique, sont à l’horizon 2025. Donc, il faut commencer vraiment dans l’immédiat afin de soutenir la transition verte. La deuxième dimension concerne l'accompagnement des clients. Il est très important d'être vraiment la banque qui aide les clients à opérer leur transition verte dans pratiquement toutes ses dimensions. De même, la biodiversité figure en bonne place dans notre plan. Le groupe BNP Paribas est en train de mettre des moyens très importants pour être vraiment la banque de référence qui propose aux clients des solutions adaptées. Le groupe BMCI est particulièrement dynamique dans ce domaine notamment sur des sujets liés à la transition énergétique déjà identifiés au niveau du Royaume».
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François Benaroya, responsable adjoint BNP Paribas International Retail Banking et responsable de la zone Europe-Méditerranée
«La maison brûle, il faut agir vite !»

«La finance durable est un thème qui revêt une importance majeure pour l’ensemble des acteurs économiques publics et privés du Royaume. Notre maison, la terre, brûle. La crise climatique est là. Nous en constatons les manifestations quasiment chaque jour. L’effondrement dramatique de la biodiversité est aussi un fait qui doit nous inquiéter. La guerre en Ukraine doit être un accélérateur de la prise de conscience de l’ampleur du changement climatique et ne doit pas nous détourner de l’objectif d’agir vite pour en limiter l’impact. Nous devons tous agir, tous sans exception, les États, les organisations internationales, les citoyens, les scientifiques, les entreprises et bien sûr les banques. Quand une maison brûle et que les pompiers ne sont pas là, on ne va pas dire “non ce n'est pas mon boulot d'éteindre l'incendie”. Tout le monde doit contribuer par l'adaptation à cette nouvelle donne afin d’éviter la catastrophe. BNP Paribas en tant que première banque de l'Union européenne a une responsabilité particulière. Nous devons montrer l'exemple en étant la banque d'un monde qui change. Notre mission est d’aider les acteurs à s'adapter à ce nouvel environnement, à avoir un mode de vie durable. C'est, d’ailleurs, ce que prévoit le plan stratégique du groupe BNP Paribas qui repose sur cinq piliers. Notre feuille de route aborde la durabilité sur différents niveaux : la biodiversité, la transition vers les crédits carbone, le développement d'une économie circulaire, l'épargne, l'investissement durable, mais aussi les aspects sociaux de lutte contre l'exclusion. À la différence, peut-être, d'autres acteurs bancaires qui abordent le sujet de la transition énergétique, mais dans des horizons lointains, nous avons, au niveau de BNP Paribas, des engagements concrets et immédiats à l’horizon 2025. Notre plan prévoit ainsi pas moins de 150 milliards d'euros de crédits durables destinés à la fois aux entreprises, aux institutionnels et aux particuliers, en plus de 250 milliards d'euros d'obligations vertes et 300 milliards d'investissements durables. Nous souhaitons ainsi qu’une partie de ces montants considérables soit investie au Maroc à travers la BMCI. Notre ambition est d’aider tous les pays de notre présence à opérer leur transition verte. La particularité du Maroc où nous sommes présents depuis déjà des années est qu’il dispose d’une stratégie et d’une vision pour le long terme et qui répondent à notre vision.»

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Saïd Mouline, directeur général de l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE)
«Nous avons les bons modèles pour relever le défi de décarbonation aux frontières de l’UE»

«La stratégie nationale de développement durable est portée au plus haut niveau de l'État. Cette feuille de route prévoit un accompagnement de pratiquement tous les secteurs de l’économie. Le processus de transition énergétique concerne aujourd’hui tout le monde, même ceux qui subissent l’impact du changement climatique. La Stratégie nationale de développement durable et la Lettre Royale de 2009 ont donné la priorité aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique avec de grands projets et des objectifs chiffrés. D’ailleurs, le Maroc est parmi les rares pays qui ont pris depuis 2009, dans leurs engagements pour le changement climatique, le défi de 1,5 degré. La transition énergétique que le Maroc est en train d’opérer concerne aussi bien l’agriculture, le bâtiment, l’industrie que le transport. Ce processus est encadré par un arsenal réglementaire précis en plus d’un accompagnement technique et financier adapté. Si le Royaume a réussi des projets comme les parcs éoliens et le complexe solaire Noor Ouarzazate, c’est grâce à une approche de partenariat public-privé basée sur la confiance entre les partenaires, la transparence dans les contrats et la bonne gouvernance. Cette formule a permis au Maroc d’attirer des investisseurs étrangers de premier plan et d’aménager des parcs éoliens à des coûts plus compétitifs à l’échelle mondiale. En effet, le schéma que le Maroc a bâti en réalisant ses différents projets d’énergie renouvelable est parmi les plus économiques au monde. Grâce à des engagements fermes, le pays compte aujourd’hui 60.000 agriculteurs qui utilisent des pompes solaires au lieu du diesel. De même, les industriels œuvrent de plus en plus à la décarbonation de leurs process de production. La décarbonation aux frontières est aussi un sujet que le Maroc doit affronter avec la préparation nécessaire d'autant que 65% de nos exportations sont destinées à l’Union européenne (UE). Nous devons nous préparer à ce processus et nous avons les bons modèles pour relever le défi.»
 
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