Un bon cru 2021, c’est le moins que l’on puisse dire vu les performances financières du Crédit du Maroc. Après une année 2020 à oublier et vite, l’exercice 2021 a été plus clément pour le secteur bancaire. Dans ce sens Crédit du Maroc termine l’année avec des résultats à la hausse.
Avec un résultat net part groupe (RNPG) de 627,4 MDH en hausse de 229,7 % et un encours crédit en hausse de 5% à 46.079 MDH (progression notable des financements corporate). L’exercice est marqué également par une bonne dynamique de la collecte avec un encours ressources bilan en hausse de 3,9% (à 46.239 MDH) et ressources hors bilan de 5,5% (à 14.505 MDH).
La reprise de l’activité bancassurance s’est confirmée sur l’année 2021 avec des primes collectées en non vie qui s’établissent à 188 millions de dirhams, en hausse de 0,8 % par rapport à l’exercice 2020, en raison notamment de la bonne tenue des branches assurance des emprunteurs (+3,7 %), dommage (+3,8 %) et prévoyance (+0,6 %).
A fin décembre 2021, le produit net bancaire consolidé de Crédit du Maroc ressort à 2.459,9 MDH, en hausse annuelle de 3,3 %.
La marge nette d’intérêt augmente de 5,1 % à 1.955,1 millions de dirhams profitant de la bonne tenue de l’activité commerciale combinée å une optimisation continue du coût des ressources.
La marge sur commissions évolue, pour sa part, de 2,0 % à 393,3 millions de dirhams bénéficiant de la progression du taux d’équipement produit et de la bonne performance des métiers spécialisés.
Le résultat des opérations de marche est en retrait de 7,6 % à 209,1 millions de dirhams.
Les filiales de Crédit du Maroc affichent, quant à elles, un PNB global de 188,4 millions de dirhams en 2021, en amélioration de 6,3 % comparativement à l’exercice précédent.
Le résultat brut d’exploitation progresse de 6,0 % à 1.125,0 millions de dirhams grâce à la baisse de 1,1 % des charges générales d’exploitation. Retraitées du don consenti en 2020 au fonds spécial pour la gestion de la COVID-19, Ies charges d’exploitation sont en hausse de 8,1 % sous l’effet des amortissements (+18,9 %) reflétant l’accélération des investissements de la banque dans le cadre de son projet d’entreprise ‘Tajdid 2022’.
Crédit du Maroc a engagé sur l’année 2021 un montant total de 359 millions de dirhams d’investissements dont l’essentiel pour le développement des systèmes d’information. Le coefficient d’exploitation s’établit à 54,3 %, en amélioration annuelle de 116 points de base.
Autre fait marquant de cet exercice est l’amélioration nette du coût du risque. En effet en 2021, Crédit du Maroc affiche un coût du risque consolidé de 63,5 millions de dirhams, en diminution significative de 91,2 % par rapport à 2020 tout en maintenant sa politique prudente de provisionnement.
Le taux de couverture global s’établit à 91,4 % à fin 2021. La banque enregistre en 2021 un recul de 7,7% à 3.802 millions de dirhams de ses créances en souffrance, ramenant ainsi le taux des créances douteuses et litigieuses à 8,3%.
Les fonds propres consolidés du groupe Crédit du Maroc se situent à 6.782 millions de dirhams. Le ratio de solvabilité global ressort à 15,47 %, le ratio Core Tier 1 à 12,66 % et le ratio de liquidité LCR à 160,8 %. Pour sa part, l’endettement de Crédit du Maroc ressort à 1 492,8 millions de dirhams, en recul de 27,9 % par rapport à l’exercice 2020 du fait, essentiellement, du remboursement d’une dette subordonnée pour un montant de 500 millions de dirhams.
Tajdid 2022 entre en phase finale
L’exercice écoulé a été marqué par le démarrage du projet de transformation de la banque qui se poursuit par la réalisation des 4 programmes de transformation notamment le nouveau siège (Les Arènes vers lequel le déménagement est prévu vers la moitié de 2022), la refonte du S.I, un nouveau modèle de distribution et l’accélération digitale.
Un projet qui sera accéléré en 2022, un exercice dans le contexte général change aussi bien au niveau national qu’international avec une perspective de décélération de la croissance (3,6%) sous l’effets de plusieurs facteurs. Comme les énumère Karim Diouri, membre du Directoire de la banque, il s’agit principalement d’un secteur tertiaire impacté par une campagne agricole compromise, la hausse de l’inflation, des intentions de report de l’investissement privé (7 investisseurs sur 10), la poursuite des défaillances des entreprises et bien évidemment les tensions à l’international.
Des effets négatifs qui seront partiellement atténués par l’ouverture des frontières, l’allégement des mesures restrictives et la poursuite d’une politique accommodante par la Banque centrale.
Dans le cadre de son Pilier Sociétal, la banque poursuit le déploiement au profit de ses clients, d’une offre de conseil et d’accompagnement de la transition énergétique qui couvre le financement des projets d’énergies propres, l’efficacité énergétique ainsi que la protection de l’environnement.
En parallèle, Crédit du Maroc s’inscrit dans une démarche de prise en compte progressive des critères extra-financiers environnementaux, sociaux et de souvenance en appréciant le niveau d’engagement de ses clients dans ces trois domaines.  
Pour ce qui est de sa propre empreinte carbone, la banque poursuit l’objectif du groupe à savoir de la réduire de 25%.
Concernant le projet du nouveau Core Banking System, Bernard Muselet, Président du Directoire avance une échéance vers la fin du 1er semestre 2023.
Sur l’état d’avancement des ambitions de croissance en 2023 comparativement aux indicateurs 2021, pour l’Indice de recommandation client (IRC) est déjà dans le top 3 des banques, soit un an d’avance de l’échéance. Pour B. Muselet il s’agit de perdurer et viser le n°1 de l’IRC en 2025.
« Pour les investissements, nous sommes sur le rythme que nous avons décidé d’engager. Nous sommes à 50% de l’enveloppe de 1 Md de DH. Pour ce qui est sur la conquête cumulée sur 3 ans de 300.000 clients, en 2021 nous sommes 69.187 et 2022 avec l’ensemble des transformations menées la banque nous sommes sur une rythme client de 100.000 par an en 2022, nous espérons rattraper ce petit retard », poursuit le président du Directoire.
Concernant la croissance du PNB, en 2021 enregistre une croissance de +4,2% et table sur 10% en 2023.
Autre point déjà réalisé un Taux de CDH inférieur à 8,5% en 2023, il est déjà à 7,8% en 2021.
« Pour le Coefficient d’exploitation (COEX) nous y sommes presque avec 54,42 % en 2021 alors que l’objectif est de 54 % en 2023. La maîtrise des charges que nous avons entreprise commence à payer
Pour ce qui est du CET 1, la banque continuera de renforcer le ratio qui était de 12,52% en 2021 pour atteindre 11 % en 2023 », conclut B. Muselet.









ILS médias société éditrice de EcoActu et Le Manager©




source

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :