La rationalisation de la consommation énergétique dans le bâtiment qui constitue d’un des secteurs énergivores n’est plus un choix mais une urgence. Il est le 2ème consommateur d’énergie au niveau national. Dans le secteur résidentiel, la consommation de l’électricité est entièrement liée à l’utilisation des équipements électroménagers soit 45% pour les réfrigérateurs, 20% à l’éclairage, et le reste aux appareils de chauffage, de climatisation, les télévisions et les équipements NTIC.
Malgré l’enjeu environnemental mais également financier, l’efficacité énergétique dans le bâtiment ne figure pas encore parmi les priorités ni des constructeurs encore moins des consommateurs. Et pourtant, l’impact sur la facture énergétique de l’individu mais aussi sur le budget de l’Etat n’est pas à négliger. Faut-il rappeler que la facture énergétique pèse lourdement sur notre balance commerciale d’où l’impératif de recourir aux énergétiques renouvelables et à l’efficacité énergétique pour alléger le déficit.
Conscient de cet impératif, le Maroc a initié plusieurs actions notamment d’ordre réglementaire et normatif, dans le cadre de la stratégie de l’efficacité énergétique qui a accusé un retard contrairement à celle des énergies renouvelables. La raison est principalement aux coûts initiaux de la mise en place des mesures d’efficacité énergétique (EE). Des coûts qui se répercutent sur le consommateur final en l’absence d’incitations financières pouvant stimuler le marché des solutions d’efficacité énergétique et pouvant contribuer à la baisse des prix sur le marché.
Pour y remédier, le ministère de l’Habitat et de la Politique de la Ville, en partenariat avec celui de l’Energie et le Groupe Al Omrane avec le soutien de la Coopération Allemande au Développement (GIZ) et l’Agence Française de Développement (AFD) a soumis en mars 2019 une proposition de projet à la NAMA Facility. Il s’agit d’un projet pour bénéficier d’une assistance financière et technique pour l’intégration de mesures d’efficacité énergétique dans 12.000 logements à construire à l’échelle nationale, ainsi que pour la mise en place d’une ligne de crédit de consommation « verte » pour la promotion de l’acquisition par les ménages d’équipements électroménagers efficaces en matière de consommation énergétique.
Une ligne de financement à hauteur de 20 Millions d’euros pour le financement des secteurs de logements sociaux et moyen standing privilégiant la construction de logements dont la performance énergétique dépasse le minimum requis par les exigences réglementaires en vigueur au Maroc.
Quant à la deuxième partie concernant les équipements électroménagers, le projet cible les équipements les plus utilisés et énergivores (réfrigérateurs, climatiseurs et éclairage) ainsi que les chauffe-eaux solaires. Le potentiel total estimé d’atténuation de gaz à effet de serre est presque d’un million de Tonnes de CO2 sur toute la durée de vie des équipements (30ans).
Le projet marocain a donc été sélectionné parmi les 51 propositions de projets soumises cette année par différents pays à la NAMA Facility.
En cas où le Maroc est retenu, le financement sera octroyé sous condition de l’accomplissement de la Phase de Préparation Détaillée (DPP) du projet qui débutera avant 2020 et qui s’écoulera sur la période d’une année.
Rappelons que la NAMA Facility est une initiative qui fournit aux pays en développement un soutien pour la mise en œuvre de leur NAMA’s (Mesures d’Atténuation Appropriées au niveau National). Les gouvernements Allemand, Danois, du Royaume-Uni ainsi que la Commission Européenne en sont les donateurs.












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