Module de charge dynamique

L’utilisation d’une wallbox peut entrainer des coupures générales de son réseau électrique pour cause de surtension. Cela signifie que votre domicile ou entreprise est contraint pour la capacité disponible de votre réseau électrique. Pour gérer cela automatiquement, un module de charge dynamique peut répondre à vos besoins.

La fonction du Power Boost qui est aussi appelé module de charge dynamique, permet à la borne d’adapter en temps réel la recharge de votre véhicule dans les limites de votre installation électrique, afin d’éviter que celle-ci disjoncte pour cause de surtension. Le Power Boost vous assure par conséquent de toujours recharger votre véhicule à la puissance maximum disponible.

Il existe plusieurs modèles de modules de charge dynamique adapté à chaque marques de borne de recharge. Mais la fonction reste la même.

Est-ce que toutes les bornes de recharges ont la même prise ?

Dans notre série de tutoriels « Comprendre la charge », nous abordons de manière simple les différents aspects liés à la charge de votre véhicule électrique ou hybride rechargeable.

Dans ce tutoriel, nous traitons des différents types de prises et connecteurs utilisés dans le monde de l’électromobilité. D’une manière générale, nous traitons les sujets en partant du cas le plus courament rencontré, vers le cas le plus exotique.

Les mêmes prises sur toutes les bornes venus d’Europe

Si vous roulez en éléctrique utilisant une voiture venu d’Europe, vous pouvez être certain que tous les équipements de charge répondent au même standard. En effet, les bornes que vous trouverez un peu partout sont des versions de mode 3 qui sont toutes dotées d’une prise type 2. Il s’agissait pour l’Union européenne de mettre à la disposition des électromobilistes, un système qui répond à tous les besoins de recharge. Cela permet ainsi de bénéficier d’une puissance de 3 à 43 kW aussi bien en ville qu’à domicile via une wallbox.

Borne de recharge de mode 3 avec prise type 2 sécurisée

Dans certains pays comme la France, les prises installées sur les bornes sont généralement de type 2S. Elles sont appelées ainsi parce qu’elles sont équipées d’un obturateur qui empêche que les doigts de l’utilisateur touchent accidentellement les contacteurs de la borne de recharge. Et au cas où vous vous posez la question, sachez que le « S » de type 2S, est justement mis pour « shutter ».

 

CÔTÉ VOITURE

Commençons par la partie la plus simple…

LE TYPE 1

C’est un connecteur un peu plus ancien que le type 2, mais très largement utilisé. D’origine américaine, il ne propose que le mode de charge monophasé. Le véhicule est équipé d’un connecteur Type 1 Mâle, tandis que le câble adapté est équipé d’un conecteur Type 1 Femelle.

Sur la gauche un connecteur Type 1 mâle installé sur le véhicule. Sur la droite un connecteur Type 1 femelle qui équipe l’extremité du câble de recharge.

A NOTER : Le connecteur Type 1 existe uniquement côté voiture. Il n’existe pas de borne de recharge équipée de connecteur Type 1.

LE TYPE 2

C’est un connecteur récent et d’origine européenne. Il existe en mode monophasé et en mode triphasé. Le véhicule est équipé d’un connecteur Type 2 mâle, tandis que le câble adapté est équipé d’un conecteur Type 2 femelle.

Sur la gauche, un connecteur Type 2 mâle installé sur le véhicule. Sur la droite, un connecteur Type 2 femelle qui équipe l’extremité du câble de recharge.

LE CCS (Combined Charging System) OU CONNECTEUR COMBO

Ce connecteur est censé représenter l’avenir de la recharge en Europe. La partie haute du connecteur est un simple connecteur Type 2. 100% compatibles avec les connecteurs Type 2 actuels, il assure la rétrocompatibilité avec le matériel existant. Le connecteur est complété par 2 broches supplémentaires en dessous. Le connecteur Combo serait capable d’assurer une charge sous 170kW, là ou les meilleurs connecteurs actuels dépassent rarement 22kW. Le véhicule est équipé d’un connecteur Type 2 mâle, tandis que le câble adapté est équipé d’un conecteur Type 2 femelle. Il n’existe pas de câble de recharge Combo. Celui-ci est obligatoirement verrouillé sur la borne.

Sur la gauche, un connecteur Type 2 femelle qui équipe l’extremité du câble de recharge. Au milieu, un connecteur Type 2 mâle installé sur le véhicule. Sur la droite un connecteur Type 2 connecté à une prise Combo.

LE CONNECTEUR CHADEMO, UN CAS UN PEU A PART…

Il s’agit d’un connecteur issu d’un consortium de constructeurs japonais. Ce connecteur présente quelques avantages, notamment la vitesse de charge qu’il permet. Il est inutile d’essayer de trouver des câbles de recharge, ceux-ci sont toujours attachés à la borne. Le connecteur Chademo co-existe avec un connecteur Type 1 sur la Nissan Leaf par exemple.

ET CÔTÉ BORNE DE RECHARGE?

Côté borne de recharge, les choses se compliquent un peu…

LA CHARGE SUR VOIE PUBLIQUE EN EUROPE

Les pays d’Europe ont adopté depuis plusieurs années les connecteurs Type 2 femelle pour leurs bornes de recharge. Pour pouvoir connecter et recharger votre véhicule sur ce type de borne de recharge, il vous est nécessaire de posséder un câble doté d’un connecteur Type 2 mâle.

Sur la gauche, un connecteur Type 2 femelle que l’on retrouve sur les bornes de recharge. Sur la droite, un connecteur Type 2 mâle que l’on retrouve à l’extermité du câble de recharge.

Prises importées de la France

En Europe, toutes les bornes de recharge installées depuis le 1er janvier 2014 sont équipées de connecteurs Type 2, comme celui présenté au chapitre précédent. Mais, jusqu’à cette date, les bornes installées en France étaient majoritairement équipées de connecteur Type 3. Bien que ces connecteurs ne soient (théoriquement) plus installés aujourd’hui, le parc historique français est toujours équipé de ce type de connecteur.

 

Sur la gauche, un connecteur Type 2 femelle, que l’on retrouve sur les bornes de recharge. Sur la droite un connecteur Type 3 mâle que l’on retrouve à l’extrémité du câble de recharge. Ce connecteur est évidement voué à s’éteindre avec le temps, mais il est pour le moment bien présent.

LES CÂBLES EXISTANT

Il n’existe donc que 4 types de câbles que nous avons répertorié pour vous

Notez encore une fois que les connecteurs Chademo et Combo (CCS) ne sont pas dans la liste, car le câble est indissociable de la borne.

Se déplacer en voiture électrique au Maroc

Quelles sont les initiatives prises par le Maroc en faveur de la transition énergétique? Quelles sont les tendances clés du marché mondial? Et quels sont les principaux défis à relever?

La mobilité électrique au Maroc : une technologie prometteuse en émergence…

Depuis la COP 22 en 2016 à Marrakech et le Maroc s’engage et agit pour une mobilité plus durable et notamment pour la mobilité électrique.

Dans une logique d’exemplarité de l’Etat et des acteurs publics, le gouvernement a décidé en 2019 d’électrifier les flottes publiques. Le Maroc a affiché une volonté forte de développement de la mobilité électrique en octobre 2020, à travers un accord signé entre PSA Maroc et Barid Al-Maghrib (la Poste) pour l’électrification de sa flotte.

Sans oublier le lancement de tests autour de la mobilité électrique notamment par l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN) via ses différentes plateformes de R&D : Green Energy Park (énergie solaire, stockage innovant), Bio-energy & Storage Park (bioénergie, stockage de l’énergie), Green & Smart Building Park (construction durable, réseaux intelligents et mobilité durable), programme Elec Social Services d’expérimentation de la mobilité électrique à petite échelle à Benguerir dans le cadre du projet Services & Infrastructures pour la ME (SIME).

Conscient de l’importance des bornes de recharge pour le développement des véhicules électriques et hybrides, le Maroc, à travers des collaborations entre plusieurs acteurs publics et privés, a encouragé le développement des infrastructures de recharge dans plusieurs positions géographiques au Royaume. L’un des premiers projets est le projet Green Miles qui consiste à équiper les autoroutes routiers de bornes de recharge. Il a été effectué en partenariat entre Autoroutes du Maroc, Schneider Electric et l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN) et met à la disposition des utilisateurs des véhicules électriques des points de recharge dans certaines stations des autoroutes du Maroc.

D’autres projets sont en perspective, la “ismart” qui représente une nouvelle génération de bornes de recharge intelligentes à usage professionnel et domestique destinée au marché marocain est le fruit d’un projet de recherche développé à la demande d’industriels du secteur automobile par le Green Energy Park.

L’engagement du Royaume du Maroc en faveur de la mobilité électrique se traduit par la mise en place progressive d’un cadre réglementaire en faveur d’une mobilité durable. Prenons à titre d’exemple :

  • L’exonération de la vignette : les propriétaires de véhicules thermiques doivent s’acquitter chaque année de la Taxe Spéciale Annuelle sur les Véhicules Automobiles, aussi appelée vignette. Notons également que les voitures électriques et hybrides sont exonérées de cette taxe depuis 2017.
  • Exonération taxe voiture de luxe : les importateurs de voitures de luxe doivent s’acquitter d’un droit de timbre relatif à la première immatriculation. Les véhicules à moteur électrique et les véhicules à moteur hybride (électrique et thermique) ne sont pas soumis à cette taxe.
  • Réduction des droits de douane : des droits de douane à l’importation sont à payer pour les véhicules entrant au Maroc. Ce droit est de 2,5 % pour des voitures électriques ou hybrides en provenance d’Europe ou hors Europe.

Chose qui confirme que les premières mesures réglementaires pour inciter à l’acquisition des véhicules électriques ont été adoptées.

Le Maroc a également renforcé sa compétitivité et sa position à l’échelle régionale et africaine via la contribution de l’électro-chimiste et inventeur marocain, Rachid Yazami, de l’anode graphite pour les batteries lithium. M. Yazami a aussi fait part des applications des batteries des téléphones cellulaires, faisant savoir que l’électro-mobilité (les voitures électriques) va jouer un rôle ‘’très important’’ dans le futur dans le renforcement de la protection de l’environnement et l’assainissement de l’air dans les grandes villes, comme Casablanca, Fès et Marrakech.

Cependant, malgré ces efforts, le développement durable est encore à ses prémices :

D’où la nécessité d’une collaboration entre tous les acteurs clés du secteur d’énergie au Maroc.

Le marché mondial de la mobilité électrique est aujourd’hui en plein essor…

En 2021, on compte 600 modèles de voitures électriques (EV), hybrides rechargeables (PHEV), hydrogènes (HV) et hybrides légères en vente dans le monde. L’année 2020 a marqué un tournant pour le marché de la mobilité électrique par une accélération des ventes de voitures électriques par rapport à d’autres types de voitures.

Figure 1 : Les ventes de VE en 2020, Bloomberg Intelligence, BloombergNEF, Company filings

Certains modèles de véhicules électriques, les plus importants à ce jour, ont été lancés tout au long de la pandémie, notamment le véhicule utilitaire sport Model Y de Tesla en février et la voiture hatchback ID.3 de Volkswagen en septembre.

D’après le rapport sur les perspectives de la mobilité électrique à l’horizon 2030 publié par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), le scénario de développement durable estime une part de marché de 30 % pour les véhicules électriques dans tous les modes d’ici 2030, à l’exception des deux-roues. Le parc mondial de véhicules électriques (à l’exclusion des deux / trois roues) est projeté d’augmenter de 36 % par an, atteignant 245 millions de véhicules en 2030, soit plus de 30 fois le niveau actuel.

En marche forcée, la majeure partie des constructeurs automobiles a annoncé un ou des nouveaux modèles électriques. Les estimations de production indiquent que la plupart des constructeurs automobiles sont prêts à adopter une stratégie d’électrification tout en augmentant les volumes de voitures électriques mises en place.

L’offre de VE est en forte hausse : les constructeurs proposent une gamme significative de modèles (~10 modèles) et beaucoup prévoient d’ajouter des versions électriques à leurs modèles dans les prochaines années. Les nouvelles normes européennes encouragent les constructeurs à investir dans la mobilité électrique : 90 milliards de dollars seront investis d’ici 2023.

Sur la base des prévisions de production de véhicules légers, la production de véhicules électriques en Europe devrait se multiplier par six entre 2019 et 2025, atteignant plus de 4 millions de voitures et fourgonnettes.

D’autre part, plusieurs pays mènent la course à la mobilité électrique, nous pouvons considérer à titre d’exemple :

En particulier, pour la France, le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) a indiqué dans son rapport sur le marché automobile français que les véhicules hybrides et électriques représentent 20 % de la totalité du marché, soit une progression de 14 % par rapport à la même période en 2019.

La réussite du développement du marché de la mobilité électrique est multifactorielle, avec un fort enjeu d’optimisation des fonds publics engagés pour permettre au marché de se développer et améliorer sa compétitivité économique.

Les défis d’une transition vers une mobilité durable …

Plusieurs défis sont à relever : quel est l’impact sur le réseau de la distribution électrique ? Quelle est la stratégie de recharge ? Quelles réglementations et incitations faudrait-il mettre en place les premières années pour encourager l’adoption de cette technologie?…

Le succès de cette transition, transversale et à portée nationale, repose sur l’implication de multiples acteurs et d’un écosystème complexe à mobiliser tout au long de la planification et la réalisation d’une mobilité durable. La chaîne de valeur comporte certains acteurs (publics comme privés), il convient de définir un cadre de cohérence partagé par l’ensemble des parties prenantes tout en créant des synergies internationales.

Ajoutons à cela que le développement du VE ne signifie pas systématiquement une réduction des émissions de GES. La conversion de la flotte thermique en flotte électrique n’est efficace que si l’énergie nécessaire à son fonctionnement est produite à base d’énergies à faible impact sur l’environnement (énergies renouvelables notamment). Ainsi, le développement de la mobilité électrique doit s’accompagner d’une politique de verdissement du mix énergétique marocain.

Finalement, le développement de l’offre de ME doit se faire en parallèle du développement des capacités de production d’électricité et du réseau électrique pour intégrer ses nouveaux usages (charge des batteries) et nouvelles technologies (compteurs communicants, V2G..). La planification des investissements futurs pour étendre et moderniser le réseau électrique marocain est dans la nécessité de prendre en compte ces nouveaux usages pour éviter d’entraver le développement de la mobilité électrique.

 

 

Les avantages du véhicule électrique

Chaque année, de plus en plus d’automobilistes font le choix d’un véhicule « zéro émission ». Pour ses avantages environnementaux – certes – mais pas seulement ! Toujours plus performante et confortable… Découvrez les principaux avantages de la voiture électrique !

La voiture électrique est propre à l’usage

On parle de voiture propre pour désigner la voiture électrique car lorsqu’elle roule, elle n’émet pas de CO2 et dégage moins de particules fines que les véhicules thermiques. Il serait un peu excessif d’assurer que la voiture électrique est propre à 100% – car sa fabrication et l’alimentation de sa batterie génèrent des émissions de CO2 – mais le bilan carbone à l’usage d’un tel véhicule est bien meilleur que celui d’un modèle essence ou diesel. Par ailleurs, des progrès sont faits pour rendre la production et le recyclage des batteries électriques plus écologique.

Choisir une voiture écologique, c’est adopter une conduite plus écoresponsable.

La voiture électrique est économique

Si ce type de véhicule est vendu plus cher qu’une voiture à moteur thermique classique – en raison du prix de la batterie électrique. En plus, à l’usage, celle-ci se révèle plus économique :

– L’électricité consommée par une voiture électrique pour parcourir 100 km coûte entre 15 et 40 DIRHAMS, contre 60 à 100 DIRHAMS pour un véhicule diesel ou essence !

– Les frais d’entretien d’une voiture électrique sont fortement réduits (4 fois moins élevés que ceux d’un véhicule thermique) car le moteur est composé de très peu d’éléments mobiles : moins de 10 contre quelques milliers pour une voiture classique.

– La durée de vie du moteur (et donc de la voiture électrique) est plus longue : elle est estimée à plusieurs millions de kilomètres !

– Les stationnements bénéficient souvent de tarifs préférentiels et peuvent même être gratuits !

La voiture électrique est facile à entretenir

Comme évoqué juste avant, la voiture électrique ne nécessite, par définition, aucune vidange, ne comporte ni courroie de distribution, ni filtre, ni pot d’échappement et elle est équipée d’un moteur très résistant.

Aujourd’hui, il n’existe presque autant de bornes de recharge publiques que de stations essence. Et on compte sur l’autonomie des dernières voitures électriques disponibles, de 250 à 400 km, qui peuvent se recharger rapidement sur des bornes de charge rapide ou de très forte puissance.

La voiture électrique est agréable à conduire

Il faut dire qu’avec un démarrage au quart de tour, sans embrayage ni boîte de vitesse, les bouchons et démarrages en côte deviennent presque agréables ! En plus, plus de vibrations, une vitesse de pointe rapidement atteinte et aucun risque de caler dans une voiture électrique… Le tout dans une ambiance silencieuse très appréciable.