La manifestation coordonnée par Fadoua Laghzaoui, professeur à la Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales de Tanger, s’inscrit dans le cadre du programme Ibn Khaldoun d’Appui à la Recherche Scientifique dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales a ressemblé des experts professionnels, d’éminents professeurs et chercheurs, nationaux et internationaux.
L’objectif étant de promouvoir et discuter la pratique de l’audit à l’ère de l’agilité organisationnelle et relationnelle. L’agilité organisationnelle et relationnelle est un sujet d’actualité qui a récemment fait l’objet de nombreuses communications par les médias auprès du public.
Face aux nouvelles exigences engendrées par les disruptions et les rapides transformations qui caractérisent l’environnement actuel, la pratique de l’audit est mise à l’épreuve de justifier sa pertinence et sa valeur ajoutée.
C’est ainsi que l’audit doit évoluer dans son intégralité (système de gouvernance, méthodologies, technologies, etc.) car il ne répond qu’en partie à cette évolution rapide de l’environnement des entreprises, voire même bouleversements dans certains secteurs d’activités.
Il y a donc une urgence à transformer la fonction d’audit interne, ce qui exige le recours à l’innovation et à l’agilité organisationnelle et relationnelle. Cet évènement fut l’occasion, en plus de réunir la communauté scientifique sur cette thématique, de favoriser la transmission des dernières découvertes et travaux dans l’application de l’agilité dans tous ses états à l’audit ainsi que de proposer aux chercheurs et professionnels des moments d’échanges pour construire de futures collaborations.
Les intervenants reconnus pour leur expertise ont fait le point au travers de deux panels sur l’état des connaissances et les enjeux de l’audit interne à l’aune de l’agilité organisationnelle et relationnelle. Les deux panels ont porté respectivement sur l’audit agile en contexte de crise sanitaire et de transformation digitale et sur les retours d’expériences liées au défi de la pratique de l’audit face à l’agilité.
C’est ainsi que par exemple Stéphane Trotereau a présenté l’intérêt du diagnostic, de l’analyse dans l’optimisation d’une organisation logistique industrielle dans le temps de la crise sanitaire en expliquant une panoplie d’outils et des méthodes d’optimisation se basant sur les principes d’agilité organisationnelle et relationnelle.
Pour sa part, Samir Achira a exposé sa réflexion par rapport à l’expérience française de transformation des entreprises à l’ère du digital et de l’agilité. Alors que Mohamed Setti a expliqué la notion du Lean management et sa pratique dans les missions d’audit interne et a présenté plusieurs préconisations pour accompagner le changement de mentalité, l’instauration des nouvelles TIC, ainsi que l’intelligence artificielle pour accélérer la transition vers des cabinets d’audit comptables agiles plus pragmatiques et flexibles, susceptibles de s’adapter aux changements.
Amina Chandad a traité dans son intervention l’audit social et sa relation avec la performance organisationnelle. Elle a mis en évidence la dimension sociale de la fonction ressources humaines qui a été remise en question à l’ère du digital, en soulignant que la maitrise des nouvelles technologies, la flexibilité et la capacité des salariés à s’adapter aux exigences de la transformation digitale constituent des facteurs déterminants dans la sélection des candidats par les responsables RH.
Par ailleurs, Ghassan Chanfari a présenté un survol des référentiels nationaux et internationaux RSE et puis un recueil des bonnes pratiques d’application de l’agilité relationnelle dans l’audit RSE. Partant de son retour d’expérience en matière de la pratique de l’audit RSE, il a souligné que l’auditeur est amené à adopter l’agilité relationnelle, notamment, d’une part, en matière de l’intelligence émotionnelle dans la conduite de la mission d’audit, la rédaction des rapports d’audit et, d’autre part, en matière de respect des codes d’intégrité et d’impartialité.
S’agissant des interventions de Nizar Qarmiche et Abdelhad Jaidy, les deux intervenants ont présenté leurs expériences en matière d’audit interne des collectivités territoriales de la Région Tanger Tétouan- Al Hoceima en mettent en exergue l’écart entre le secteur public et le secteur privé en matière de la mobilisation de l’agilité relationnelle et organisationnelle dans les missions d’audit, en soulignant que le secteur privé a franchi de grands pas dans ce sens.
Les intervenants ont exposé les dispositions constitutionnelles, décrets, lois qui régissent l’audit interne dans les collectivités territoriales ainsi que les efforts de la commune de Tanger en matière d’incorporation de l’agilité dans sa pratique de l’audit interne afin de s’insérer dans un cadre de gouvernance économique permettant d’accompagner la décentralisation.
Ils ont conclu que désormais la conscience, le bonheur, la paix sociale, les principes et les valeurs apportent de la noblesse, de la réactivité et de la souplesse à la pratique de l’audit dans sa dimension agilité relationnelle et organisationnelle et lui permet ainsi de répondre aux problématiques en constante évolution et souvent urgentes.
Ainsi, l’agilité en matière d’audit interne repose principalement sur l’« état d’esprit » et l’« ouverture au changement ». Cette 6ème édition de l’international Audit Meeting, qui avait pour finalité de rassembler les praticiens et universitaires travaillant sur ces thématiques dans l’optique de diffuser les connaissances nouvelles sur le sujet, de conforter ou de développer des collaborations et d’associer à cette réflexion les professionnels, a atteint tous ces objectifs. Le succès rencontré laisse penser qu’une journée suivante pourra être organisée à l’horizon 2023.












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