A la faveur de la montée des préoccupations d’ordre environnemental et écologique, le monde opère actuellement, même si le rythme est lent, un virage historique et presque forcé pour se tourner vers des modes de production et de consommation plus sobres, seule voie possible et viable pour éviter un krach mondial qui ferait s’effondrer le facteur le plus vital : la ressource.
Énergies renouvelables, hydrogène, économie verte et circulaire, modes de production propres, activités industrielles décarbonées, mobilité durable et écoresponsable…Toutes ces tendances qui annoncent le visage futur de l’économie mondiale sont bien présentes au Maroc. Le Royaume a pendant longtemps bâti son attractivité sur des éléments tels que la compétitivité de ses coûts de production en plus aussi, depuis quelques années, des paramètres infrastructures, connectivité et de la qualité des compétences. Ces facteurs sont toujours aussi nécessaires, certes, mais désormais insuffisants.
Ainsi, l’économie, les entreprises, ainsi que les responsables des politiques publiques vont devoir opérer une énième révolution pour s’aligner sur ce que seront, dans très peu de temps, les nouveaux standards de la compétition mondiale. L’entreprise marocaine ne pourra plus se contenter de ses anciennes armes et atouts mais elle doit acquérir de nouveaux outils pour répondre aux nouvelles règles du jeu, en termes d’impact sur l’environnement et la ressource, en termes d’empreinte carbone et de durabilité.
La compétition internationale se fera aussi par l’accès aux fonds disponibles et prêts à s’investir massivement dans la nouvelle économie. Mais l’accès du Maroc et de ses entreprises, aussi bien publiques que privées, aux futurs financements verts qui deviendront la norme ne pourra se faire que si le pays tout entier  s’inscrit véritablement dans un état d’esprit de durabilité collectif. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui.
D’un côté, de grands programmes volontaristes et visionnaires en matière de transition énergétique, par exemple, ou de gestion des ressources.Mais de l’autre côté, des industries de recyclage quasi inexistantes, des décharges sauvages et non contrôlées presque à travers tout le pays, des villes non dotées de traitement de rejets industriels, un parc immobilier ne répondant pas aux normes d’efficacité énergétique ni environnementales. La liste des non-conformités est longue. Et dire que tout cela a été bel et bien écrit noir sur blanc dans la Stratégie nationale de développement durable 2030 actée il y a cinq ans… !
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