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En France, le débat autour de la transition énergétique se concentre souvent sur l’opposition entre renouvelable et nucléaire. Pourtant, la chaleur représente plus de 50% de l’énergie finale consommée et un poste d’émissions de CO2 bien plus important que la production d’électricité.
Décarboner la production de chaleur et améliorer la performance énergétique des industriels, c’est là toute l’ambition de la société Kyotherm, qui a levé 96 M€ en moins de 3 ans dont plus de 45 M€ en février 2022.
Souvent issue de la combustion d’énergies fossiles comme le gaz ou le charbon, la chaleur est une source très importante d’émissions de CO2. Pour les entreprises et les particuliers, cette chaleur se retrouve dans la production d’eau chaude sanitaire et le chauffage des bâtiments. Dans l’industrie, elle alimente les procédés de transformation comme le traitement thermique des métaux, le séchage de matières, le formage du plastique, la déshydratation du lait, la pasteurisation des produits laitiers ou encore la distillation des alcools. Qu’il s’agisse de la production d’acier, de verre, de ciment, de papier ou des filières de la chimie, de la pharmaceutique et de l’agroalimentaire, tous les secteurs sont concernés.
Depuis plus de dix ans, Kyotherm offre aux industriels, PME et collectivités une solution de financement innovante pour leurs projets d’efficacité énergétique, d’adaptation des procédés et de transition vers des sources de chaleur bas carbone. Kyotherm finance des projets ambitieux s’appuyant sur des technologies éprouvées : biomasse, solaire thermique, géothermie mais aussi récupération de chaleur fatale, relampage LED et installation de variateurs de vitesse.
Kyotherm s’illustre désormais comme un acteur majeur du financement des projets de décarbonation. Avec une présence sur 110 sites répartis dans 9 pays à travers le monde, les projets financés par Kyotherm permettent d’éviter l’émission de 73 000 tonnes de CO2 chaque année (soit environ 1 500 000 tonnes de CO2 sur leur durée de vie). Son portefeuille représente aujourd’hui 200 M€ d’actifs sous gestion et 130 MW de puissance installée.
Grâce au tiers-financement, les clients de Kyotherm comme les industriels, les PME et les collectivités n’ont besoin ni de mobiliser leur capacité d’investissement ni d’avoir recours à l’emprunt bancaire. Les développeurs, sociétés de service énergétiques, bureaux d’étude ou installateurs peuvent réaliser davantage de projets sans mobiliser leurs ressources propres. En effet, Kyotherm finance l’intégralité des coûts d’investissement : des études de faisabilité à la conception-construction. La société peut également prendre en charge les coûts liés à l’exploitation et à la maintenance des installations. Kyotherm permet à ses clients de bénéficier du MWh renouvelable ou économisé à un prix compétitif, ne dépendant pas de la fluctuation des prix des énergies fossiles. Pour les projets d’efficacité énergétique, Kyotherm partage avec le client les gains économiques résultant de la réduction de la consommation énergétique du site. Kyotherm ne vend alors pas des MWh mais des NWh (« Néga-Watt-Heure »), c’est-à-dire l’économie d’énergie.
Kyotherm est capable d’analyser et de structurer le financement de projets aussi variés que le développement d’un projet de chaudière à bois de récupération pour un industriel en France ou la mise en place d’un partenariat de grande envergure avec une multinationale du secteur automobile pour la réduction de ses consommations énergétiques dans une demi-douzaine de pays. Kyotherm a récemment mis en service la plus grande centrale solaire thermique industrielle de France pour le Groupe Axéréal et financé un projet de valorisation de chaleur fatale pour la société California Dairies située en Californie.
La France a attribué plus de 100 milliards d’euros d’aides publiques pour soutenir l’électricité renouvelable (comme le photovoltaïque ou l’éolien). Pourtant le bilan pour le climat est quasi nul du fait que 92 % de notre électricité était déjà décarbonée et que pour une centrale éolienne ou photovoltaïque construite, il faut en général une centrale à énergie fossile à côté pour les jours où il n’y a pas de soleil ou de vent. Ce n’est pas une surprise si la France ne tient pas ses objectifs des Accords de Paris.
La France et l’Europe doivent cibler davantage les subventions en fonction de l’impact en gaz à effet de serre de chaque euro d’aide. Il en résultera un bénéfice pour la planète et un rééquilibrage des aides en faveur des projets de chaleur renouvelable et d’efficacité énergétique, qui ont un fort impact en carbone évité. Le futur Président de la République devra renoncer à soutenir certains projets, comme ceux reposant sur l’hydrogène, car ils ont un coût colossal par tonne de CO2 évité, parfois supérieur à 500 €/tonne. Kyotherm soutient en revanche le projet de la Commission Européenne d’attribuer des aides en fonction d’un prix cible en € par tonne de CO2 évité (les « contrats pour différence »), une initiative de rationalisation des aides publiques qui va dans le bon sens.
Kyotherm : le financeur de projets chaleur bas carbone et d’efficacité énergétique
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