Les délibérations de la session actuelle de la COP, de la CMP et de la CMA se sont achevées ce samedi à Glasgow, un jour plus tard qu’initialement prévu. Le vaste ensemble de décisions, de résolutions et de déclarations qui constitue le résultat de la COP 26 est le fruit d’intenses négociations au cours des deux dernières semaines, d’un travail formel et informel acharné pendant de nombreux mois et d’un engagement constant, en personne et virtuellement, pendant près de deux ans. Le paquet adopté aujourd’hui est un compromis global qui reflète un équilibre délicat entre les intérêts et les aspirations de près de 200 parties aux instruments fondamentaux du régime international qui régit les efforts mondiaux contre les changements climatiques.
Sous la présidence britannique et avec le soutien du Secrétariat de la CCNUCC, les délégués ont forgé des accords qui renforcent l’ambition dans les trois piliers de l’action climatique collective.
L’adaptation a fait l’objet d’une attention particulière au cours des délibérations. Les parties ont établi un programme de travail pour définir l’objectif mondial en matière d’adaptation, qui identifiera les besoins collectifs et les solutions à la crise climatique qui touche déjà de nombreux pays. Le réseau de Santiago a été renforcé par l’élaboration de ses fonctions de soutien aux pays pour traiter et gérer les pertes et dommages. Enfin, le CMA a approuvé les deux registres des NDC et des communications sur l’adaptation, qui servent de canaux pour les informations destinées à l’inventaire mondial qui doit avoir lieu tous les cinq ans à partir de 2023.
Le financement a été largement discuté tout au long de la session et un consensus s’est dégagé sur la nécessité de continuer à accroître le soutien aux pays en développement. L’appel à au moins doubler le financement de l’adaptation a été salué par les parties. L’obligation de respecter la promesse de fournir 100 milliards de dollars par an des pays développés aux pays en développement a également été réaffirmée. Enfin, un processus visant à définir le nouvel objectif mondial en matière de financement a été lancé.
En ce qui concerne l’atténuation, l’écart persistant en matière d’émissions a été clairement identifié et les parties ont collectivement convenu d’œuvrer à la réduction de cet écart et de veiller à ce que le monde continue de progresser au cours de la présente décennie, afin que l’augmentation de la température moyenne soit limitée à 1,5 degré. Les parties sont encouragées à renforcer leurs réductions d’émissions et à aligner leurs engagements nationaux en matière d’action climatique sur l’Accord de Paris.
En outre, l’un des principaux résultats est la conclusion de ce que l’on appelle le règlement de Paris. Un accord a été conclu sur les normes fondamentales liées à l’article 6 sur les marchés du carbone, ce qui rendra l’Accord de Paris pleinement opérationnel.  Cela donnera une certitude et une prévisibilité aux approches de marché et non de marché à l’appui de l’atténuation et de l’adaptation. Les négociations sur le cadre de transparence renforcé ont également été conclues, prévoyant des tableaux et des formats convenus pour comptabiliser et déclarer les objectifs et les émissions.
Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive d’ONU Climat a déclaré : Je remercie la présidence et tous les ministres pour leurs efforts inlassables tout au long de la conférence et je félicite toutes les parties d’avoir finalisé le livre de règles. C’est un excellent résultat ! Cela signifie que l’Accord de Paris peut désormais fonctionner pleinement pour le bénéfice de tous, aujourd’hui et à l’avenir.
Alok Sharma, président britannique de la COP26, a déclaré : Nous pouvons désormais affirmer avec crédibilité que nous avons maintenu en vie le seuil de 1,5 degré. Mais son pouls est faible et il ne survivra que si nous tenons nos promesses et traduisons nos engagements en actions rapides. Je suis reconnaissant à la CCNUCC d’avoir travaillé avec nous pour assurer le succès de la COP 26.
Les chefs d’État et de gouvernement et les délégués qui ont participé à la COP 26 ont apporté à la conférence une conscience aiguë de la gravité de la crise climatique à laquelle le monde est confronté et de la nécessité d’assumer la responsabilité historique de mettre le monde sur la voie de la résolution de ce défi existentiel. Ils quittent Glasgow avec une vision claire du travail à accomplir, des instruments plus solides et plus efficaces pour y parvenir et un engagement accru à promouvoir l’action climatique – et à le faire plus rapidement – dans tous les domaines.
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