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Cette approche intéresse également le gouvernement du Québec.
Vue du centre-ville de Montréal.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
La Ville de Montréal annonce la mise sur pied d’un système de cotation des émissions de gaz à effet de serre produites par les grands bâtiments institutionnels et commerciaux de la métropole. L'objectif? Imposer des seuils de performance énergétique à leurs propriétaires.
La mairesse Valérie Plante, qui a multiplié cette semaine les annonces environnementales, rencontrait les médias vendredi matin en compagnie du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, pour annoncer la mise en place d’un système destiné à améliorer l’efficacité énergétique des grands bâtiments à Montréal.
Pour y parvenir, la Ville compte mettre en place, par adoption d’un règlement municipal, un système invitant les propriétaires de grands bâtiments à partager avec la Ville leurs données de consommation d’énergie.
À partir des données qu’elle aura recueillies, la Ville établira un système de cotation qui attribuera une note à chaque bâtiment en fonction de son efficacité énergétique. Cette approche permettra, selon Mme Plante, de mesurer les progrès accomplis et de fixer des objectifs clairs aux propriétaires de ces immeubles.
« Grâce aux données, nous allons bâtir un système de cotation qui permet d’attribuer une cote à chaque bâtiment et, éventuellement, nous allons être en mesure d’imposer des seuils de performance énergétique. »
On va évaluer la performance du bâtiment sur cette échelle de cotation et la dernière étape est de guider le propriétaire vers l’amélioration de sa cote et de sa performance énergétique.
Pour vous donner des exemples de comment on va pouvoir accompagner des entreprises qui vont être dans ce programme, ça peut être de changer le système de ventilation, le système de chauffage, l’éclairage, mieux isoler… On est vraiment dans des éléments très concrets, a expliqué Valérie Plante.
Cette action à elle seule du Plan climat va nous permettre d’atteindre 9 % de la réduction des émissions que nous visons, s’est félicitée la mairesse en rappelant l’objectif de son administration de réduire de 55 % les émissions de GES à Montréal d’ici 2030 et d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
« La transition écologique est nécessaire, il faut être ambitieux […] On est la seule ville au pays qui met de l’avant un tel règlement. »
L’initiative a été saluée d’emblée par le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, qui assistait à la conférence de presse aux côtés de la mairesse Plante.
Affirmant qu’il croit fortement à une telle approche pour améliorer l’efficacité énergétique des grands bâtiments, le ministre a annoncé que son gouvernement s’apprêtait à adopter des mesures semblables pour réduire l’empreinte carbone du parc de grands bâtiments commerciaux et institutionnels au Québec.
Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles travaille actuellement à la conception d’un système de divulgation, de cotation et de performance écoénergétique qui va dans le même sens que celui de la Ville de Montréal. C’est pourquoi nous appuyons fortement cette initiative, a déclaré le ministre.
On connaît bien l’impact du transport sur les GES, mais celui de la consommation énergétique dans les bâtiments commerciaux et institutionnels, c’est un secteur qui à lui seul représente environ 6 % des émissions de GES pour l’ensemble du Québec.
« Pour vous donner une idée, si on réduisait la consommation d’énergie fossile dans les bâtiments institutionnels et commerciaux de 10 %, ça serait l’équivalent de 475 000 tonnes de GES par année de moins. »
Le ministre a ajouté que les efforts de la Ville de Montréal s’inscrivent en droite ligne avec le Plan pour une économie verte en 2030 de son gouvernement. Un plan qui sera d’ailleurs mis à jour cet automne, a-t-il ajouté.
Cette annonce de la mairesse Plante vient clore une semaine chargée en matière d'environnement pour son administration, qui a annoncé lundi l'octroi de 885 millions de dollars pour accélérer l'électrification des transports, le bannissement des articles de plastique à usage unique mercredi, ainsi que l'interdiction d'une trentaine de pesticides sur le territoire de la Ville jeudi.
L’attribution de cotes énergétiques aux grands bâtiments de Montréal incitera les propriétaires à se préoccuper davantage de la consommation d’énergie de leurs immeubles, croit le Conseil du bâtiment durable du Canada – Québec.
Photo : Getty Images / bakerjarvis
Cette annonce de la Ville de Montréal est également saluée par le Conseil du bâtiment durable du Canada – Québec (CBDCa-Qc).
Par l’implantation d’un tel système, on vient soutenir les gestionnaires immobiliers dans leurs choix environnementaux et informer davantage le grand public au sujet des performances environnementales d’un bâtiment, souligne la présidente du CBDCa-Qc, Julie-Anne Chayer.
Selon le Conseil, un tel système d’évaluation permettra aux gestionnaires de bâtiments montréalais de s’inspirer des meilleures pratiques dans leur industrie pour améliorer le rendement énergétique, qui deviendra par la suite un critère auquel s'intéresseront davantage leurs clients.
« Plus la population pourra avoir de l’information au sujet des bâtiments dans lesquels ils vivent et travaillent, plus le marché tiendra compte de leurs besoins. »
Il est possible de faire jouer les règles du marché entre les propriétaires et gestionnaires immobiliers, qui voudront avoir une meilleure cote que leur compétition, tout en suivant les mêmes règles de reddition de compte, croit la direction du CBDCa-Qc.
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