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Par L.B.
Pour Quentin Jossen de chez Climact, si l’argent investi peut sembler être une perte, il n’en est rien… L’audit permet d’éviter les erreurs et les surcoûts quand on entame une rénovation énergétique.
Une société durable et sans carbone d’ici 2050, c’est un des objectifs que poursuit l’entreprise privée Climact, un bureau de conseil stratégique sur les questions de climat qui s’adresse aussi bien aux acteurs publics que privés. Le socle de ses travaux, ce sont des scénarios de changement et l’accompagnement des entreprises dans leur transformation en vue d’être pionnières ou résilientes.


Climact est également là pour aider les villes et communes dans leur plan climat ainsi que pour soutenir la transition dans le bâtiment. « On expérimente, par exemple, des projets de rénovation par quartier. Plutôt que d’attendre que chacun doive se débrouiller dans son coin, on analyse le bâti, on prémâche les solutions, on en parle aux voisins et aux acteurs avec les bonnes compétences pour faire avancer le dossier », explique Quentin Jossen de chez Climact. Et de pointer, par exemple, les plateformes locales de rénovation. « L’idée, c’est de voir comment aller vers plus de proactivité pour mieux soutenir et conseiller les ménages et les entreprises du secteur dans leurs rénovations », ajoute Quentin Jossen.
Comment est-ce que les citoyens peuvent, à leur niveau, agir sur le changement climatique ? « En moyenne, un Belge a une activité responsable de 20 tonnes de CO2 par an avec son transport, son habitation, son alimentation, ses achats… Or, il faudrait atteindre 1 tonne d’ici 2050 », note-t-il. « De par ses choix de tous les jours, chaque citoyen peut faire un quart du chemin seul. Le reste doit venir d’une réorganisation de la société et des infrastructures, et donc d’impulsions et de choix politiques ». Les efforts peuvent évidemment être faits au niveau de la rénovation et du bâti. « Ne plus s’alimenter aux combustibles fossiles, par exemple en recourant aux pompes à chaleur, ce qui ne va pas sans un travail au niveau de l’enveloppe de l’habitation. Du côté de l’enveloppe, c’est vraiment une action qui aide à réduire les factures, qui rend plus résilient par rapport aux prix de l’énergie et qui met sur le chemin vers moins d’émissions », note encore Quentin Jossen.

« En moyenne, un Belge a une activité responsable de 20 tonnes de CO2 par an avec son transport, son habitation, son alimentation, ses achats… Or, il faudrait atteindre 1 tonne d’ici 2050 », explique Quentin Jossen de chez Climact
« En moyenne, un Belge a une activité responsable de 20 tonnes de CO2 par an avec son transport, son habitation, son alimentation, ses achats… Or, il faudrait atteindre 1 tonne d’ici 2050 », explique Quentin Jossen de chez Climact - D.R.

On parle de sobriété énergétique dans le chef du citoyen. Pour Quentin Jossen, cette notion est souvent assimilée à la contrainte. « Or, dans le bâtiment, on travaille à un meilleur confort, notamment par rapport au prix de l’énergie ou aux vagues de chaleur ».
Un conseil pour le citoyen ? « Je dirais de réaliser un audit Logement pour avoir une idée de tous les travaux à faire pour rénover durablement son habitation. Cela peut sembler être de l’argent perdu mais pas du tout car, généralement, les citoyens n’ont pas les moyens de faire tous les travaux de rénovation d’un coup, ce qui est pourtant la solution au final la moins chère. Ils y vont progressivement,, l’audit permet alors d’anticiper les travaux ultérieurs, et donc d’éviter les surprises et les surcoûts. Souvent, on conseille de démarrer par la toiture pour poursuivre ensuite avec la façade, les châssis et une bonne ventilation ».
« La solution doit aussi venir du politique et de solutions de financement pour que ce soit accessible à tous. A l’image de la France, par exemple, où les seniors qui font des travaux de rénovation ne les paient que quand il y a transfert de propriété donc, par exemple, quand ils revendent ». En attendant les solutions du politique, Climact étudie et expérimente des solutions innovantes en vue d’inspirer l’ensemble des acteurs.

10 trucs pour économiser l’énergie chez soi

Sobriété (consommation moindre), efficacité (progrès techniques) et énergies renouvelables: les trois piliers d’une optimisation énergétique de sa maison...

Sobriété (consommation moindre), efficacité (progrès techniques) et énergies renouvelables: les trois piliers d’une optimisation énergétique de sa maison... - D.R.

« Pour faire des économies d’énergie conséquentes, il faut combiner les 3 piliers de la transition énergétique qui sont la sobriété (on consomme moins), l’efficacité (grâce aux progrès techniques) et les énergies renouvelables », explique-t-il. Cela passe par 10 conseils pratiques.

Jonas Moerman, conseiller en énergie chez écoconso
Jonas Moerman, conseiller en énergie chez écoconso - D.R.

1. Isoler sa maison. Le chauffage représente 65 à 75% de la consommation d’énergie chez soi. Avec les prix actuels, la facture peut facilement atteindre 2500€/an. Le plus efficace pour diminuer ce montant est d’améliorer l’isolation du bâtiment. C’est aussi bénéfique pour le confort. Certains travaux sont très rentables. Ils peuvent être réalisés à peu de frais par soi-même et remboursés rapidement par les économies d’énergie : l’isolation du plancher d’un grenier non aménagé, l’isolation du plafond de la cave ou encore l’isolation des conduites d’eau chaude dans les pièces non chauffées. C’est donc accessible à tous, même aux locataires. Un audit Logement est très utile pour prioriser les travaux qui engendrent le plus d’économies et est nécessaire pour avoir accès à certaines primes.

2. Choisir un système de chauffage efficace. Une fois l’isolation optimisée, plusieurs solutions de chauffage économique sont possibles. S’il s’agit d’un chauffage central, on peut opter pour un système basse température : chaudière à condensation (gaz ou pellets) ou une pompe à chaleur. Sans travaux d’isolation, le remplacement d’une vieille chaudière peut faire gagner jusqu’à 25% d’énergie (tout dépend du rendement de la chaudière en place).

3. Bien utiliser son chauffage. L’idéal pour gérer le chauffage central et économiser jusqu’à 25% d’énergie : un thermostat et des vannes thermostatiques. Avec ces deux éléments, on maîtrise la température dans chaque pièce de manière à équilibrer parfaitement confort et économies.

4. Économiser sur l’eau chaude. L’eau chaude est le deuxième poste de consommation d’énergie dans un logement, même s'il est loin derrière le chauffage. On dépense 300 à 800 €/an pour chauffer son eau. Il est donc important d’installer un système efficace. Le plus économique est de produire l’eau chaude à la demande, de préférence avec sa chaudière.

5. Cuisiner avec moins d’énergie. La cuisson pour quatre personnes (taques et four) peut représenter 600 à 900 kWh par an, dont on peut économiser une partie. Pour cela, on peut, ici aussi, combiner équipement efficace et bonnes habitudes. Côté plaques de cuisson, le système qui consomme le moins d’énergie primaire est la cuisson au gaz. Si on opte pour des plaques électriques, l’induction est la meilleure option.

6. Choisir des électroménagers économes. Les gros appareils électroménagers (machine à laver, lave-vaisselle, frigo…) consomment chacun entre 150 et 560 kWh/an. Avant l’achat, il faut bien réfléchir à ses habitudes pour prendre l’appareil le plus adapté. Inutile de choisir un lave-linge de grande capacité pour un couple qui lessive deux fois par semaine. En magasin, on consulte l’étiquette énergie pour comparer les appareils : elle renseigne notamment la classe énergétique et la consommation d’électricité en kWh par an (réfrigérateur), pour 100 cycles (lave-linge, lave-vaisselle) ou pour 1000 h (ampoule, télévision).

7. Utiliser correctement les appareils. On prend donc le temps de bien lire le mode d’emploi de ses appareils pour employer au mieux leurs fonctions car, pour les machines à laver, sèche-linge et lave-vaisselle par exemple, la consommation d’énergie (et d’eau) sont très variables d’un programme à l’autre.

8. Traquer les consommations cachées. Des chargeurs qu'on laisse branchés, des appareils qui restent allumés en permanence, des transformateurs qui chauffent : autant de consommations inutile d’électricité.

9. Installer un éclairage efficace (ampoules LED). On profite le plus possible de la lumière naturelle, qui est gratuite : on lave ses fenêtres, on ouvre les rideaux, on préfère les couleurs claires pour les murs, on place pas le mobilier de façon à ne pas entraver la diffusion de la lumière dans la pièce… On adapte l’éclairage en fonction de l’usage : pas trop agressif pour une lampe de chevet, avec assez puissante lumineuse (lumens) pour le plafonnier de la cuisine ou de la salle à manger.

10. Passer à l’électricité verte. Les énergies renouvelables sont indispensables pour diminuer l’utilisation d’énergie fossile et de nucléaire. On peut se fournir en électricité verte de différentes façons, comme en choisissant un fournisseur d’électricité verte recommandé par Greenpeace, en achetant des parts dans une coopérative citoyenne de production d’électricité ou encore en installant des panneaux solaires photovoltaïques.

Besoin de plus de conseils en matière d’énergie au sein de votre habitat ? N’hésitez pas à vous rendre dans l’un des 16 Guichets Énergie Wallonie. Vous pouvez y bénéficier de recommandations techniques, personnalisées, neutres et entièrement gratuites.

Plus d’infos : energie.wallonie.be.

Avec des factures énergétiques qui ne cessent de grimper, on fait le point avec Jonas Moerman, conseiller en énergie chez écoconso, une asbl qui encourage des choix de consommation et des comportements respectueux de l’environnement et de la santé.
« Pour faire des économies d’énergie conséquentes, il faut combiner les 3 piliers de la transition énergétique qui sont la sobriété (on consomme moins), l’efficacité (grâce aux progrès techniques) et les énergies renouvelables », explique-t-il. Cela passe par 10 conseils pratiques.

Jonas Moerman, conseiller en énergie chez écoconso
Jonas Moerman, conseiller en énergie chez écoconso - D.R.

1. Isoler sa maison. Le chauffage représente 65 à 75% de la consommation d’énergie chez soi. Avec les prix actuels, la facture peut facilement atteindre 2500€/an. Le plus efficace pour diminuer ce montant est d’améliorer l’isolation du bâtiment. C’est aussi bénéfique pour le confort. Certains travaux sont très rentables. Ils peuvent être réalisés à peu de frais par soi-même et remboursés rapidement par les économies d’énergie : l’isolation du plancher d’un grenier non aménagé, l’isolation du plafond de la cave ou encore l’isolation des conduites d’eau chaude dans les pièces non chauffées. C’est donc accessible à tous, même aux locataires. Un audit Logement est très utile pour prioriser les travaux qui engendrent le plus d’économies et est nécessaire pour avoir accès à certaines primes.
2. Choisir un système de chauffage efficace. Une fois l’isolation optimisée, plusieurs solutions de chauffage économique sont possibles. S’il s’agit d’un chauffage central, on peut opter pour un système basse température : chaudière à condensation (gaz ou pellets) ou une pompe à chaleur. Sans travaux d’isolation, le remplacement d’une vieille chaudière peut faire gagner jusqu’à 25% d’énergie (tout dépend du rendement de la chaudière en place).
3. Bien utiliser son chauffage. L’idéal pour gérer le chauffage central et économiser jusqu’à 25% d’énergie : un thermostat et des vannes thermostatiques. Avec ces deux éléments, on maîtrise la température dans chaque pièce de manière à équilibrer parfaitement confort et économies.
4. Économiser sur l’eau chaude. L’eau chaude est le deuxième poste de consommation d’énergie dans un logement, même s'il est loin derrière le chauffage. On dépense 300 à 800 €/an pour chauffer son eau. Il est donc important d’installer un système efficace. Le plus économique est de produire l’eau chaude à la demande, de préférence avec sa chaudière.
5. Cuisiner avec moins d’énergie. La cuisson pour quatre personnes (taques et four) peut représenter 600 à 900 kWh par an, dont on peut économiser une partie. Pour cela, on peut, ici aussi, combiner équipement efficace et bonnes habitudes. Côté plaques de cuisson, le système qui consomme le moins d’énergie primaire est la cuisson au gaz. Si on opte pour des plaques électriques, l’induction est la meilleure option.
6. Choisir des électroménagers économes. Les gros appareils électroménagers (machine à laver, lave-vaisselle, frigo…) consomment chacun entre 150 et 560 kWh/an. Avant l’achat, il faut bien réfléchir à ses habitudes pour prendre l’appareil le plus adapté. Inutile de choisir un lave-linge de grande capacité pour un couple qui lessive deux fois par semaine. En magasin, on consulte l’étiquette énergie pour comparer les appareils : elle renseigne notamment la classe énergétique et la consommation d’électricité en kWh par an (réfrigérateur), pour 100 cycles (lave-linge, lave-vaisselle) ou pour 1000 h (ampoule, télévision).
7. Utiliser correctement les appareils. On prend donc le temps de bien lire le mode d’emploi de ses appareils pour employer au mieux leurs fonctions car, pour les machines à laver, sèche-linge et lave-vaisselle par exemple, la consommation d’énergie (et d’eau) sont très variables d’un programme à l’autre.
8. Traquer les consommations cachées. Des chargeurs qu'on laisse branchés, des appareils qui restent allumés en permanence, des transformateurs qui chauffent : autant de consommations inutile d’électricité.
9. Installer un éclairage efficace (ampoules LED). On profite le plus possible de la lumière naturelle, qui est gratuite : on lave ses fenêtres, on ouvre les rideaux, on préfère les couleurs claires pour les murs, on place pas le mobilier de façon à ne pas entraver la diffusion de la lumière dans la pièce… On adapte l’éclairage en fonction de l’usage : pas trop agressif pour une lampe de chevet, avec assez puissante lumineuse (lumens) pour le plafonnier de la cuisine ou de la salle à manger.
10. Passer à l’électricité verte. Les énergies renouvelables sont indispensables pour diminuer l’utilisation d’énergie fossile et de nucléaire. On peut se fournir en électricité verte de différentes façons, comme en choisissant un fournisseur d’électricité verte recommandé par Greenpeace, en achetant des parts dans une coopérative citoyenne de production d’électricité ou encore en installant des panneaux solaires photovoltaïques.
Besoin de plus de conseils en matière d’énergie au sein de votre habitat ? N’hésitez pas à vous rendre dans l’un des 16 Guichets Énergie Wallonie. Vous pouvez y bénéficier de recommandations techniques, personnalisées, neutres et entièrement gratuites.
Plus d’infos : energie.wallonie.be.

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