Le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah a passé en revue, lundi, les principaux axes de la transition énergétique au Maroc au cours de la prochaine décennie, lors de la deuxième réunion ministérielle du Conseil de transition énergétique (CTE de la COP 26).
Les thèmes présentés par le ministre, lors de cette réunion virtuelle du CTE, lancé par le Royaume-Uni dans le cadre de sa présidence de la COP26, incluent l’électricité, les énergies propres prometteuses, la vulgarisation des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’économie d’énergie et la recherche scientifique.
Rabbah a évoqué, dans ce sens, les mesures prises par le Maroc pour généraliser l’électricité, augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique et développer le réseau électrique et l’interconnexion avec les pays voisins.
S’attardant sur le développement d’énergies propres prometteuses, le responsable gouvernemental a souligné que le Maroc a finalisé l’étape de la mise en œuvre de la feuille de route (2021-2030) liée à l’hydrogène, à la biomasse et au gaz naturel, indiquant que « notre pays se penche sur l’élaboration de la feuille de route relative à l’énergie marine et à la géothermie ».
Le ministre a, également, mis en exergue les mesures prises par le Maroc pour vulgariser les énergies renouvelables et propres dans les zones industrielles et les services sociaux, développer l’industrie énergétique et encourager la recherche scientifique et l’innovation dans le domaine des énergies propres.
Le ministre a, également, salué les conclusions du premier dialogue de la transition énergétique qui s’est tenu au Maroc le 12 mars 2021, en coordination avec l’ambassade britannique à Rabat et l’organisation « Sustainable Energy For All – (SEforAll) », et qui a constitué une nouvelle pierre angulaire d’un processus de coopération conjoint sur la transition énergétique au Maroc entre les acteurs du secteur, les pays donateurs et les partenaires internationaux et ce, en vue d’analyser en profondeur le modèle énergétique marocain et d’identifier les principaux domaines de coopération, dont la mise en œuvre nécessite un soutien technique et financier.
Cet événement virtuel qui vise à accélérer la transition mondiale vers une énergie propre et équitable pour atténuer les effets des changements climatiques et limiter le réchauffement de la planète a constitué une occasion pour présenter les progrès réalisés dans le domaine de la transition énergétique propre et partager les bonnes pratiques permettant d’atteindre des objectifs énergétiques résilients et durables sur la base des priorités identifiées lors des dialogues nationaux et régionaux du Conseil de la transition énergétique.
Ces priorités concernent huit domaines sur lesquels se concentreront des efforts afin de mobiliser un soutien technique et financier de la communauté internationale, à savoir les réseaux verts et intelligents, la planification énergétique intégrée, la politique et les outils d’investissement, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la transition de charbon, la transition équitable et les énergies renouvelables à grande échelle.
Les travaux de ce Conseil ont été coprésidés par Alok Sharma, président de la COP26 et Damilola Ogunbiyi, représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unis (ONU) pour l’énergie durable et présidente directrice générale de l’organisation « Sustainable Energy For All – (SEforAll) ».
Ont pris part à cette réunion, des ministres de l’énergie des pays représentés au Conseil de la transition énergétique, de directeurs d’organisations et d’institutions internationales concernées par le secteur de l’énergie, ainsi que plusieurs responsables d’institutions financières internationales.
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Par Adnan Debbarh le 11/01/2022 à 10h02
Faire une évaluation de l’action des 100 premiers jours d’un gouvernement est une règle instaurée par le président américain Franklin D. Roosevelt en 1933. Il souhaitait ainsi, à travers une série de mesures annoncées en début de mandat, marquer sa volonté de sortir de la terrible dépression de 1929.
La règle consistant à évaluer l’action des 100 premiers jours d’un gouvernement a été adoptée dans la plupart de démocraties occidentales tout en revêtant un caractère de plus en plus symbolique, la durée étant trop courte pour permettre un jugement pertinent.
 
En prenant quelques libertés avec les délais, les 100 jours n’ayant pas été totalement consommés, on peut se livrer à un exercice similaire avec le gouvernement actuel. 
 
Le chef de la majorité tripartie s’était engagé à introduire des changements de qualité dans la conduite de l’exécutif, sur de meilleurs résultats économiques et davantage de réactivité et d’innovation.
 
Le leadership dans la conduite de l’ancienne équipe gouvernementale posait problème, avec la team Aziz Akhannouch on s’attendait à son dépassement. Cela a été le cas. Un pacte de majorité a été signé et les voix dissonantes se sont raréfiées. L’équipe est convenablement gérée, cohérente, à part quelques sorties burlesques du ministre Ouahbi, le chef jouit du respect de ses pairs.
 
Le leadership a un deuxième volet, le politique, après le gestionnaire, à savoir la capacité à valoriser, porter, expliquer et convaincre l’opinion publique de l’utilité des grands chantiers gouvernementaux. Manifestement ici, il y a un déficit. Une meilleure communication et des rapports plus directs et fluides avec les relais d’opinion, surtout la presse, sont déterminants.
 
Trois chantiers sont insuffisamment valorisés, bien que porteurs de grandes ambitions. 
 
La mise en œuvre de l’Etat social, grand projet de société qui a reçu un début d’accueil plus que positif de la part de la population qui demande une implication plus forte de l’Etat dans la société et l’économie. Les gens ont besoin d’aides et les nouvelles missions de l’Etat vont accroître la cohésion sociale.
 
Le succès de la campagne de vaccination qui a prémuni notre population des hécatombes qui arrivent ailleurs et devrait être perçue comme une performance et une chance pour un pays disposant de peu de moyens, comme le nôtre.
 
Les progrès réalisés dans l’efficacité énergétique doivent être mieux valorisés pour servir d’attrait aux immenses investissements internationaux en cours.
 
Toujours sur la forme, ce gouvernement a eu son lot de couacs: la démission surprise de la ministre de la Santé, la gestion désordonnée de la communication sur l’épidémie Covid-19, le retrait du projet de réforme du Code pénal.
 
Dans le domaine économique la coalition gouvernementale n’a pas innové au niveau du Projet de Loi des Finances, privilégiant la prudence pour sa première année de mandat. Cela peut étonner de la part du RNI, son leader, qui était partie prenante de la gestion précédente et était censé bien en maîtriser les rouages. Se fixer comme objectif un taux de croissance de 3.2% a douché pas mal d’ardeurs. Si nous voulons nous placer parmi les pays émergents, nous devons viser des paliers de croissance de 6 et 7%.
 
D’autres décisions et déclarations à caractère économique n’ont pas manqué de susciter l’intérêt: le remboursement de 13 milliards de DH de crédits de la TVA aux entreprises privées, l’appel du pied à ces mêmes entreprises et à certaines corporations (avocats) de s’acquitter convenablement de leurs impôts.
 
Le monde connaît une redistribution des cartes au niveau de la production industrielle, qu’en est-il du nouveau rôle de l’Etat stratège? Nous avons un écosystème automobile très compétitif. Pourquoi la Turquie et le Mexique exportent plus que nous dans ce secteur? Le Mexique tout en étant moins compétitif fait presque cinq fois notre export (40 milliards de $).
 
Notre secteur textile est même menacé dans sa survie dans les prochaines années, s’il persiste à refuser de s’organiser en filière.
 
Avons-nous en projet la création de nouveaux écosystèmes dans d’autres secteurs? Quel est notre niveau de préparation dans l’industrie 4.0?
 
Le sentiment qui se dégage du suivi de ces 100 jours, ou presque, de l’activité gouvernementale est un certain manque d’ambition. Mis à part le lancement du chantier de l’Etat social et les succès de la gestion de l’épidémie Covid-19 qui sont plutôt à mettre au crédit de l’Etat, le gouvernement peine à innover et s’inscrit plutôt dans la continuité d’une gestion qui n’intègre pas les nouveautés nationales et mondiales.
 
Les acquis diplomatiques récents du Maroc, ses nouvelles alliances, ses succès dans la gestion de l’épidémie Covid-19 qui lui donnent une image meilleure à l’extérieur, n’ont pas été capitalisés pour créer une dynamique attractive d’investissements privés internes et surtout externes.
 
Il n’est pas trop tard pour se redéployer.
© Web News • le360.ma

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Eiffel Investment Group, spécialiste français du financement de la transition énergétique, vient d’initier une stratégie panafricaine de dette bridge d’infrastructure de production d’énergie renouvelable. Cette stratégie vise à accélérer l’électrification du continent africain en permettant l’alimentation en électricité renouvelable de l’équivalent de deux millions de personnes. Elle étend au continent africain le programme de dette bridge d’Eiffel Investment Group, qui a financé ces cinq dernières années plus de 1 900 projets de production d’énergie renouvelable, en Europe et au-delà, aux côtés de plus de 60 développeurs indépendants.
L’initiative est gérée par une équipe dédiée, dirigée par Alan Follmar et Pierrick Paindavoine, deux vétérans de l’investissement et des marchés émergents, qui ont rejoint Eiffel Investment Group pour renforcer son pôle dédié au financement de la transition énergétique. Eiffel Investment Group agira en partenariat avec Finergreen, une banque d’affaires spécialisée dans la transition énergétique qui compte trois bureaux en Afrique et plus de 15 professionnels dédiés au marché africain.
Avec cette initiative, la société française de gestion d’actifs entend répliquer en Afrique son programme de bridge funding en Europe. La stratégie de bridge funding d’Eiffel Investment Group offre aux développeurs d’énergie renouvelable le moyen d’amorcer la mise en construction de leurs centrales en parallèle avec la levée de capital permanent. En Europe, Eiffel Investment Group a déjà financé plus de 1 900 projets d’infrastructure d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique ces cinq dernières années au profit de plus de 60 développeurs indépendants.
« La demande est forte, plusieurs financements bridge ont déjà été apportés, dont, récemment, un prêt relais de 3 millions d’euros octroyé à ManoCap Energy pour déployer des projets solaires au Ghana et en Sierra Leone, et de nombreuses opportunités sont à l’étude », rapporte le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. Eiffel Investment Group prévoit d’ailleurs de lever un fonds dédié d’une taille cible de 200 millions de dollars, pour un marché très estimé à plus de 600 millions de dollars par an.
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janvier 22, 2022
Selon Amina Benkhadra, ce premier rang illustre «l’espoir» des Marocains. «C’est le fruit de cinq ans de travail sous le leadership d’Aziz Akhannouch», détaille-t-elle.
Comme elle l’explicite, ces années sont marquées par l’écoute, dans tout le territoire national, pour être «couronnée» par un programme électoral. «Notre parti a été le premier à présenter son programme depuis trois mois pour discussion avec les citoyens», rappelle-t-elle. Pour elle, cette mouture a révélé les priorités et attentes des Marocains concernant la santé, l’enseignement et l’emploi ainsi que l’administration de proximité. «Le parti a toutes les compétences pour mettre en œuvre ce programme graduellement et être à la hauteur des attentes des Marocains qui lui ont fait confiance voire aller de l’avant dans le cadre des Hautes Orientations Royales. Nous sommes là pour travailler et exécuter ce programme voire être à la hauteur de la confiance que les Marocains nous ont accordée», s’exprime-t-elle.
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La Chambre des représentants a commencé à s’appuyer sur l’utilisation de l’énergie provenant de sources renouvelables, depuis le début du mandat législatif actuel 2021-2026, dans le cadre de l’implication du parlement dans la politique nationale basée sur les énergies renouvelables, la préservation de l’environnement, et la politique d’efficacité énergétique.
 
La Chambre des représentants a ainsi installé plus de 670 panneaux solaires sur le toit de son bâtiment, afin de produire, dans un premier temps, 420 000 kilowatts par an, ce qui couvre un tiers des besoins énergétiques consommés par l’ensemble des installations de la Chambre, en s’appuyant sur des équipements éco-friendly de la « nouvelle génération », et ce en application du plan « Eco-Parliament », indique un communiqué de la Chambre des représentants.
 
Le recours aux énergies renouvelables s’inscrit dans le cadre du plan d’action de la Chambre des représentants, relatif à la préservation de l’environnement, notamment à travers la réduction de 90% de l’utilisation du papier et la circulation électronique des documents et des données, explique le communiqué.
 
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) avait choisi le bâtiment de la Chambre des représentants en 2017 pour faire partie des dix monuments historiques du monde à être éclairés au vert, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement (5 juin) dans le cadre de l’initiative « Connecting People to Nature ».
 
La Chambre des représentants a appliqué cette initiative dans le cadre de son implication dans cette célébration citoyenne mondiale et dans le cadre des politiques mises en œuvre par le Royaume en faveur de la protection de l’environnement et son engagement envers l’humanité, selon la même source.
 
Le choix de s’appuyer sur l’énergie d’origine renouvelable est un acte pédagogique et hautement symbolique, surtout que le bâtiment qui abrite le parlement est classé patrimoine historique national.
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La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) ont signé, mardi à Rabat, un protocole d’accord destiné à renforcer leur coopération pour la promotion des investissements visant à accélérer la transition énergétique verte du Maroc.
Le champ de cette coopération couvrira un certain nombre de domaines d’intérêt commun, notamment l’hydrogène vert, les énergies renouvelables, les réseaux électriques intelligents, l’efficacité énergétique, le stockage d’énergie et la mobilité durable.
« Nous sommes très fiers de nous associer à l’IRESEN pour renforcer notre engagement dans la transition verte du Maroc. Relever le défi climatique n’est pas une option, mais une obligation. Il est donc important d’explorer toutes les technologies énergétiques propres crédibles pour accélérer la transition énergétique verte du pays. Tel est l’objet de notre mémorandum d’aujourd’hui », a déclaré Antoine Sallé de Chou, directeur de la BERD au Maroc.
Lire aussi | Tabac. De nouvelles mesures en vigueur à partir de 2024
De son côté, Harry Boyd-Carpenter, directeur général de la BERD pour l’économie verte et le changement climatique, a indiqué que « la Banque est pleinement engagée à soutenir le développement des chaînes de valeur de l’hydrogène vert. En combinaison avec une électricité renouvelable compétitive, l’hydrogène vert est un ingrédient clé pour accélérer la décarbonation et a un fort potentiel en Afrique du Nord. Nous sommes très heureux de commencer notre coopération avec IRESEN aujourd’hui ».
Le directeur Général de l’IRESEN, Badr Ikken a souligné, pour sa part, que l’Institut se réjouit de ce nouvel accord avec la BERD visant à soutenir l’accélération de la transition énergétique du Royaume, notant que l’accord scellé aujourd’hui est un gage de confiance dans le travail des équipes d’IRESEN, depuis 10 ans maintenant, dans l’accompagnement de la stratégie énergétique du Maroc, en matière de R&D, d’Innovations et de renforcement des capacités.
Par ailleurs, a-t-il ajouté, « ce partenariat prouve davantage que la décarbonation de nos économies passe également par le développement et l’adoption de solutions technologiques durables et adaptées à notre contexte. Ceci est l’objectif principal de cette alliance entre la BERD et IRESEN ».
Lire aussi | Le Maroc regrette la “décision injustifiée” de la France de réduire le nombre de visas
Pour rappel, Le Maroc est reconnu pour avoir une stratégie énergétique très ambitieuse (le pays s’est engagé à atteindre d’ici 2030 plus de 52% de la capacité de production d’électricité installée à partir de sources renouvelables) et est régulièrement pionnier de nouvelles technologies vertes. Au Maroc, la BERD soutient la décarbonation du mix énergétique marocain, ainsi que l’énergie verte et durable du pays à travers des financements directs et indirects et des initiatives de dialogue politique.
Avec MAP

: 58, av des FAR – Tours des Habous 14ème étage Casablanca – Maroc
: +212522 54 81 53 à 57
: +212522 30 97 07
: [email protected]

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La Société d’Investissements Energétiques a dévoilé, le 14 juillet lors de son conseil d’administration, son identité de Super Esco en adoptant la nouvelle dénomination de Société d’Ingénierie Energétique. La SIE est désormais le bras armé de l’Etat dans la mise en oeuvre des projets d’efficacité énergétique, notamment à travers la mise en place de contrats de performance énergétique (CPE).
La nouvelle structure est aujourd’hui habilitée à accompagner ses partenaires pour lever et structurer les financements nécessaires au déploiement de projets d’efficacité énergétique. Son rôle est de soutenir les établissements et entreprises publics en leur offrant un ensemble de services visant à réduire leur facture et leur consommation d’énergie.

En effet, la Super Esco agira en assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) ou en maîtrise d’ouvrage déléguée (MOD) pour le compte de ses clients, tout en contribuant à la structuration du marché de l’efficacité énergétique et en faisant exécuter les projets par les entreprises privées.
Rappelons que la transformation de la SIE en société de services énergétiques a vu le jour grâce à l’élaboration d’une étude de repositionnement réalisée par un consortium de consultants internationaux et grâce à la coordination d’un groupe de travail émanant directement du conseil d’administration.
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La presse aime les « petites phrases » et les « annonces flash« , ce que les politiques savent et lui en servent à foison. Restant dans le domaine de l’énergie au Maroc, force est de constater qu’en annonçant, sans les bémols nécessaires, que « le Maroc va faire 20% d’économies d’énergie à l’horizon 2030« , Leïla BENALI, Ministre actuelle (affiliée RNI) de la Transition Énergétique, a repris le même mode de « communication flash » que Mr. Aziz RABBAH, ex-Ministre (affilié PJD) de l’Énergie.
On ne sait si la phrase a été tronquée ou pas mais les journalistes les plus prudents se sont abstenus de commenter ce genre d’annonces et le commun des citoyens marocains d’aujourd’hui, éduqué mais néophyte, de se demander si la consommation d’énergie du Maroc ne va pas baisser en 2030 !
Ce genre « d’annonces flash » suscite toutes sortes de réactions allant du scepticisme à l’égard du chiffre jusqu’à l’admiration à l’égard des prouesses du pays sans compter ceux que cela n’inspire qu’indifférence. Ne pouvant rien faire pour ces derniers, il serait peut-être bon de pallier à l’induction en erreur que manifeste l’annonce : « le Maroc va faire 20% d’économies d’énergie à l’horizon 2030« .
Les lecteurs ayant un tant soit peu de culture économique sont les plus sceptiques car ils savent que les pays en voie de développement ont une consommation d’énergie corrélée à leurs revenus et que, de ce point de vue, une telle annonce serait plutôt une mauvaise nouvelle. Quel est donc le truc qui se cache derrière cette annonce ?
Les pourcentages sont supposés simplifier la vie mais encore faut-il connaître à quoi se réfère le 100% ? Il n’est pas évident de parler de pourcentage d’économies d’énergie dans un pays dont la consommation augmente continuellement. De même que l’on parle de réchauffement climatique par rapport à la moyenne globale des températures de 1960 à 1990, dans les pays comme le nôtre, on ne peut parler d’économie d’énergie que part rapport à une évolution de référence « si tout avait continué comme avant« . Au Maroc, il est légitime placer cette « évolution de référence » à la période antérieure à 2008 (1977 à 2007) puisque c’est là qu’a été établie la Stratégie Énergétique ainsi que les premiers scénarios à l’horizon 2030.
Les agrégats sont tirés de plusieurs sources officielles[i], [ii], [iii], [iv], [v], [vi].
Comment faire des fausses nouvelles avec de vraies informations
La Figure 1 montre l’évolution de la consommation énergétique du Maroc (en bleu) durant les quarante dernières années ainsi que celle de la moyenne de sa croissance annuelle durant les cinq années précédentes (en rouge). L’énergie totale est en fait préalablement calculée en convertissant tous les produits énergétiques consommés dans le Royaume en tonnes d’équivalent pétrole via leur pouvoir calorifique ou leur facteur de conversion, selon le cas. Cette énergie totale inclut donc l’électricité qui est une partie de ce tout.
fig1
Figure 1 Evolution de l’énergie totale consommée au Maroc, en milliers de tonnes d’équivalent pétrole
Un Maroc qui ferait « 20% d’économies d’énergie à l’horizon 2030 » verrait sa consommation d’énergie descendre là où se trouve le cercle bleu, ce qui ne se produirait, qu’à Dieu ne plaise, que si la Maroc subissait une catastrophe… et il n’y aurait vraiment pas de quoi pavoiser ! Là, on voit bien que si les Ministres n’ont pas le temps de préciser leurs pensées et que la presse ne se donne pas la peine de comprendre pour expliquer, on se trouve avec des fausses nouvelles qui circulent, officielles qui plus est !
Rétablir la réalité
Dans un précédent article[vii], nous avons montré que nos consommations d’énergie et d’électricité sont corrélées à nos revenus et qu’il suffit de faire des hypothèses plausibles de croissance économique, pour prévoir une évolution acceptable de la consommation d’énergie ou d’électricité.
fig2
La Figure 2 montre l’évolution dans le temps de nos consommations réelles d’énergie et d’électricité (cercles noirs) ainsi que deux modèles d’évolution (courbes noires en trait plein ou en pointillés) extrapolés à 2030 avec les mêmes hypothèses d’évolution future du PIB que dans l’article précité7 :
Figure 2 Evolutions de l’énergie totale et l’électricité nette annuellement appelée (en noir) et des gains d’énergie par rapport à « l’évolution de référence » [1977, 2007] (en rouge)
Ainsi donc, on voit bien que « le Maroc va faire 20% d’économies d’énergie à l’horizon 2030 » est complètement inexact à moins, peut-être, d’affubler ces économies d’un adjectif, comme « économies d’énergie relatives« , ce qui resterait encore vague mais qui aurait le mérite de ne pas être inexact.
Est-ce donc cela que l’on désigne par gain d’efficacité énergétique ?
Non, au sens économique, l’efficacité énergétique est l’aptitude d’un pays à créer de la richesse pour une consommation d’énergie donnée. C’est donc le rapport des revenus du pays (en unités monétaires constantes) à l’énergie qu’il consomme qui peut être l’ensemble de l’énergie ou l’énergie électrique seule. Il vaut mieux se référer aux livraisons d’électricité assurées annuellement par l’ONEE-BE qui sont un meilleur Proxy de la consommation finale d’énergie électrique car l’électricité nette appelée dépend trop de l’évolution des rendements de transport et de distribution[viii]. Gagner en efficacité énergétique signifie générer plus de richesses avec la même énergie consommée.
La Figure 3 montre la variation moyenne (courbes bleues) des valeurs annuelles réelles (losanges bleus) de l’énergie (graphique de gauche) et de l’électricité (graphique de droite) en fonction du PIB. Quant aux deux courbes rouges, qui se réfèrent aux échelles de droite des deux graphiques, elles montrent la variation moyenne de l’efficacité énergétique (graphique de gauche) et de l’efficacité électrique (graphique de gauche).
Le PIB annuel des quarante dernières années (en Dh constants de 2007) est à plus 99% globalement corrélé par les courbes bleues avec une erreur ponctuelle ne dépassant pas 5%.
fig3
Figure 3 Variation du PIB en fonction de l’énergie (gauche) et des livraisons de l’ONEE (droite)
La forme en « U » des courbes rouges de la Figure 3 montre deux phases :
Conclusion
Utiliser des phrases trop courtes pour désigner des choses complexes mène à des informations inexactes qu’un commentaire journalistique ne peut qu’amplifier ou déformer.
Par Amin BENNOUNA (sindibad@uca.ac.ma)














ILS médias société éditrice de EcoActu et Le Manager©




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janvier 22, 2022
Ce programme permet aux architectes de développer leurs compétences à travers l’acquisition et le renforcement des fondamentaux, des principes et des exigences de la RTCM.
Destinée aux professionnels de Tanger, la deuxième étape de formation sur la Réglementation thermique des constructions au Maroc (RTCM) a été clôturée, dimanche 9 décembre, en présence du président du Conseil national de l’Ordre des architectes (CNOA), Azzedine Ahmed Nekmouche, sa vice-présidente, Nezha Tlemçani, ainsi que le président du Conseil régional de Tanger, Mokhtar Mimoun. Cette séance de clôture a été marquée par la remise des certificats aux 54 architectes bénéficiaires de ce programme national lancé, il y a une quinzaine de jours, dans la ville du détroit. «Ce programme de formation, qui a accueilli dans sa première édition de nombreux participants, est assuré par des architectes formateurs ayant été eux-mêmes encadrés par des experts de Renewables Academy AG-Renac et de Trusted Energy. Il vise l’uniformisation des bases de connaissances des architectes sur la RTCM et sa mise en œuvre», selon les initiateurs de ce projet.
Organisée par le CNOA en partenariat avec l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), cette manifestation de deux jours – qui s’est déroulée avec l’appui du projet de l’Initiative allemande pour les technologies favorables au climat (DKTI IV) de l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ) – faisait partie des premières sessions de formation, dont le lancement des travaux s’est déroulé, les 24 et 25 novembre, à Tanger, au profit des professionnels de la ville. D’autant plus que les architectes étant, poursuit la même source, au centre des décisions de tout projet de construction (conception, instruction des demandes d’autorisation, maîtrise d’œuvre…), représentent la pierre angulaire du changement des pratiques constructives voulues par la RTCM, qui avait été adoptée en 2014 au Maroc et entrée en vigueur en 2015. «D’où l’intérêt de l’élaboration d’un programme de formation au profit de tous les architectes enseignants, fonctionnaires d’organismes publics et opérant dans le secteur privé, sur la RTCM», a-t-on souligné.   
Il est à préciser qu’ayant ciblé au début de son lancement les architectes de Tanger, considérée comme ville pilote, ce programme de formation sur la RTCM ambitionne de bénéficier à l’ensemble de la profession des douze régions du Maroc. Il permet aux architectes de développer leurs compétences à travers l’acquisition et le renforcement des fondamentaux, des principes et des exigences de la RTCM. Il s’agit de consolider les connaissances des bénéficiaires dans les techniques de prise en compte de cette réglementation depuis la phase de conception des projets jusqu’à leur réalisation, tout en maîtrisant le processus de vérification de leur conformité dans ce domaine.
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Si la mise en scène et le décor de l’émission avec le chef du gouvernement étaient austères, il en va autrement de sa prestation. Certes, il domine ses sujets, mais parfois ne… + Lire la suite…

Si la mise en scène et le décor de l’émission avec le chef du gouvernement étaient austères, il en…

L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et le ministère de la Justice ont signé une convention de partenariat, visant l’accompagnement technique pour l’intégration des mesures d’efficacité énergétique et la réalisation des économies d’énergie au niveau des bâtiments et de la flotte mobile du ministère.
Cet accord permettra à l’Agence des déployer des solutions d’efficacité énergétique dans les établissements publics. Il sera axé essentiellement sur des actions permettant l’assistance par l’AMEE au ministère dans la réalisation des diagnostics énergétiques des bâtiments et de la flotte mobile, la mise en œuvre des recommandations de ces diagnostics, mais également la réalisation d’études permettant l’installation de systèmes photovoltaïques afin d’alimenter en électricité propre les bâtiments du ministère.
Sont aussi prévues des sessions de formations et de sensibilisation des cadres concernés dans le domaine de l’efficacité énergétique.
 

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