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Saïd Naoumi Saïd Naoumi,
Le Maroc met encore la barre très haut dans le cadre de ses engagements en faveur du climat. Dans sa stratégie Bas Carbone à long terme (2050), remise tout récemment aux Nations unies, le Royaume affiche de nouvelles ambitions dont la concrétisation sur les 30 prochaines années permettra de révolutionner l’économie entière du pays. Concrètement, une part d’énergies renouvelables de 70% d’ici 2040 et 80% en 2050 dans le mix électrique tant en énergie qu’en capacité est envisageable avec les technologies et perspectives de coûts actuelles. Aussi, la feuille de route trace les grandes orientations pour la décarbonation de l’industrie en mettant en relief l’importance de leviers comme la R&D et l’adoption d’un cadre fiscal lié à la transition verte de l’industrie.

Le Maroc poursuit la consolidation de ses engagements dans la réduction des gaz à effet de serre. Le Royaume, qui souhaite continuer à montrer la voie de l’ambition climatique dans le cadre de l’Accord de Paris, a, en effet, livré dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) sa stratégie Bas carbone à long terme (2050). La feuille de route ambitionne d’impulser des réflexions menant au développement de nouvelles chaînes de valeur vertes, améliorer la compétitivité de l’économie du pays, tout en assurant sa décarbonation et son positionnement proactif à l’export, en tenant compte des évolutions dans ce sens de ses partenaires commerciaux et notamment du «Green Deal» de l’Union européenne et de la Zone de libre-échange continentale de l’Union africaine (Zlecaf).
Concrètement, l’ambition de cette vision Bas Carbone s’articule autour de 7 orientations stratégiques. Il s’agit d’accélérer, d’abord, le fort développement des énergies renouvelables en vue d’une électricité décarbonée, à partir d’un objectif indicatif de 80% d’ici 2050. Ensuite, rehausser l’électrification des usages dans les secteurs de l’industrie, du bâtiment et du transport tout en évaluant le potentiel de développement de l’hydrogène vert pour décarboner l’industrie et le fret routier. Puis, généraliser l’efficacité énergétique et l’efficacité dans l’utilisation des ressources naturelles dans tous les secteurs, tout en développant les normes et l’infrastructure qualité de construction et d’équipements.
Autres objectifs, stimuler l’économie circulaire et la réduction et la valorisation des déchets et développer l’agriculture et les écosystèmes forestiers durables et résilients et des puits carbones. À cela s’ajoutent la mise en place des plans transports et de logistique favorisant la multi-modalité et l’investissement intégrant de nouvelles infrastructures de transport. Enfin, la feuille de route prévoit la promotion d’une nouvelle génération de villes sobres et «intelligentes» y compris par l’intégration systémique des technologies de la transition numérique dans tous les secteurs socio-économiques. À terme, la stratégie Bas Carbone devra contribuer à une croissance sobre en carbone, stratégique, durable et minimiser l’ensemble des coûts liés à la transition. Elle permettra également d’améliorer la capacité de résilience climatique du modèle de développement et les coûts connexes de gestion et renforcer les capacités de mobilisation de financement des mesures prises en matière climatique. Le tout assorti de l’accroissement de la compétitivité du pays face à une transition vers une croissance verte inclusive et sobre en carbone nationale et globale et le renforcement du dialogue, l’innovation, les capacités locales et les savoir-faire.

Décarbonation du mix énergétique 2050 : le Maroc met la barre très haut
En commençant avec le secteur de l’électricité, le Royaume a enclenché un processus de transition énergétique jugé «ambitieux» et la possibilité d’une décarbonation «très avancée» du mix électrique marocain est tout à fait envisageable et même déjà à l’étude. Rappelons que l’objectif actuel prévoit 52% d’énergie renouvelable dans la capacité installée totale à l’horizon 2030. Par ailleurs, les objectifs de la Contribution déterminée au niveau national du Maroc sont en cours de révision et prévoient un rehaussement des ambitions du pays dans ce domaine. La baisse rapide et continue du coût des énergies renouvelables et du stockage valide l’orientation prise par le Royaume et autorise l’adoption de stratégies de décarbonation «très ambitieuses» axées sur la production d’électricité et d’hydrogène verts. Une part d’énergies renouvelables de 70% à 2040 et 80% à 2050 dans le mix électrique tant en énergie qu’en capacité est envisageable avec les technologies et perspectives de coûts actuelles. Selon la stratégie de décarbonation, aller au-delà de ces taux pourrait induire d’importants surcoûts, mais la situation peut évoluer avec les progrès technologiques attendus dans les décennies à venir.
En 2050, l’utilisation des centrales thermiques classiques (charbon, gaz naturel, fioul) serait ainsi très fortement réduite et les technologies de réseaux intelligents, de stockage et de pilotage de la demande deviendraient centrales dans la gestion de l’intermittence et l’équilibrage du système. L’hydrogène vert produit par électrolyse à partir d’électricité renouvelable et ses dérivés (ammoniac, méthanol) pourraient également contribuer à décarboner des secteurs et usages énergétiques qui ne peuvent pas être directement électrifiés. On les trouve principalement dans le transport lourd (navires, avions, camions longue distance) et certaines applications industrielles (chaleur industrielle à très haute température). Selon les orientations de la feuille de route de décarbonation, l’augmentation de la part d’électricité renouvelable et l’électrification accrue des usages finaux constituent les principaux leviers de décarbonation des mix énergétiques des secteurs de l’industrie, du bâtiment, des transports et de l’agriculture. Cette augmentation de la part des renouvelables ne doit cependant pas se faire au détriment de la compétitivité du Maroc, souligne-t-on dans le document déclinant les grandes lignes de la stratégie.
La transition vers un mix énergétique décarboné doit enfin être pensée de manière à créer des retombées économiques et sociales importantes notamment en termes d’emplois. Sur ce dernier point, la hausse de la part de l’autoproduction basse et moyenne tension dans la production d’électricité serait complémentaire à l’approche basée sur de grands projets industriels solaires et éoliens et permettrait de massifier l’usage des renouvelables et générer des emplois qualifiés de proximité. Le potentiel du Maroc en énergies renouvelables et sa proximité géographique avec les marchés européens et africains lui permettent aussi d’envisager, à terme, l’exportation d’électricité verte certifiée et d’hydrogène vert ou de ses produits dérivés. Un mix énergétique profondément décarboné conduirait ainsi à des importations évitées (produits pétroliers, ammoniac) et une réduction de la facture énergétique du pays, mais aussi à une amélioration de sa sécurité d’approvisionnement.

Décarbonation de l’industrie : aller au-delà du verdissement du mixte énergétique
La décarbonation avancée du secteur électrique et le déploiement à grande échelle des énergies renouvelables offrent un environnement favorable à la décarbonation des activités industrielles. Une décarbonation profonde du mix électrique est ainsi une première étape essentielle et tout à fait envisageable. Toutefois, nuance la feuille de route, une réduction importante des émissions industrielles nécessite d’aller au-delà du verdissement du mix électrique et implique de recourir à un éventail de mesures incluant entre autres l’efficacité énergétique, l’électricité décarbonée, l’électrification accrue des usages, les substitutions énergétiques, la réduction des matériaux à la source, la réutilisation et le recyclage des matériaux et la digitalisation des technologies et méthodes industrielles. Seul bémol, si certaines de ces technologies sont disponibles, matures et viables économiquement, ce n’est pas le cas pour d’autres et certaines applications nécessiteront des avancées supplémentaires voire des ruptures technologiques. Pour rappel, le chantier de décarbonation de l’industrie marocaine est aujourd’hui porté par l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique.
La stratégie Bas Carbone recommande la transformation de l’industrie par la mise en œuvre d’une stratégie de l’innovation et de la R&D visant à introduire les technologies propres et les bonnes pratiques à tous les échelons des processus de production industriels : matière première, produit fini, collecte et valorisation des produits usagés. Cette politique de R&D, poursuit la feuille de route, doit être adaptée au contexte marocain et focalisée sur la phase de ré-industrialisation et être aussi proche que possible du terrain et des préoccupations des entreprises. À l’instar du modèle allemand, la R&D pourrait être pilotée par les industriels eux-mêmes, grands groupes, PME ou startups. Le verdissement de la commande publique peut jouer également un rôle crucial et exemplaire dans l’accompagnement de l’industrie en promouvant la R&D et en créant une demande marocaine pérenne, en particulier pour les PME. La mise en place d’une fiscalité favorable à la transition basée sur l’instauration d’une fiscalité et d’outils incitatifs (éco-taxes, marché du carbone, subventions ciblées, etc.) permettrait aux industriels d’orienter leurs investissements et aux consommateurs marocains d’ajuster leurs préférences et leur volonté à payer pour des produits décarbonés.
Suite au recul de la valeur ajoutée agricole de 8% en 2020, les crédits alloués au secteur primaire ont diminué de 2,8% sur un an. En revanche, les crédits…
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