La Stratégie nationale de développement durable (SNDD) devra faire son bilan, avec une orientation marquée pour les déclinaisons territoriales à travers les plans d’action de développement durable.
La mise en œuvre de la SNDD, qui se prolongera jusqu’en 2030, focalise l’attention de l’ensemble des intervenants. Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de ses principaux axes, un bilan d’étape est actuellement préparé par le Comité de suivi et d’accompagnement de ladite stratégie. Le Rapport national volontaire (RNV), sur les objectifs de développement durable, fera office d’instrument de recadrage de plusieurs programmes, essentiellement pour s’adapter aux impératifs de la crise sanitaire et de la relance économique. Le bilan communiqué aux deux Chambres du Parlement montre que, depuis le lancement de la stratégie, ce sont 28 plans d’action de développement durable, à vocation sectorielle, qui ont été conçus pour la mise en œuvre du volet «Exemplarité de l’État, pour la période 2018-2021, ainsi que la préparation des plans annuels sur l’avancement de ces plans», indique le bilan remis aux parlementaires.
Pour ce qui est des plans d’action de développement durable, le taux d’avancement a été estimé à 72%, alors que ce seuil ne dépasse pas 59%, pour le volet de l’Exemplarité de l’État. Le principal fait marquant a trait aux déclinaisons régionales et territoriales de la stratégie pour la deuxième phase de sa mise en œuvre, avec 11 conventions-cadres qui ont été signées avec les régions en vue d’améliorer le ciblage territorial de la SNDD. Une feuille de route pour l’évaluation de l’application de la stratégie a été adoptée avec, en ligne de mire, le recueil des principaux indicateurs visant à aligner les projets arrêtés avec ses objectifs. À noter que dans le domaine agricole, l’adaptation aux changements climatiques reste la principale exigence, à travers «la rationalisation et une meilleure gestion des ressources en eaux, via les 3 grands programmes structurants d’irrigation qui ont permis d’économiser et de valoriser près de 2 milliards de m3 d’eau d’irrigation et de mobiliser des eaux non conventionnelles, notamment l’eau de mer», selon les données du dispositif environnemental relatives au secteur agricole. Parmi les engagements importants pris devant les parlementaires, figure la contribution à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Contribution déterminée nationale (CDN), et ce, à travers des programmes de plantation de près de 450.000 ha durant les dix prochaines années, soit plus de 12 millions d’arbres par an.
Les principaux enjeux
Le sujet de la gouvernance, destinée à éviter certains blocages rencontrés, focalisera l’attention des élus. Il s’agit de renforcer la dimension de la planification ainsi que la hausse du seuil de coordination entre les administrations, lesquelles ont tendance à décliner le développement durable selon les particularités de chaque secteur. Le diagnostic réalisé a permis de montrer que l’essentiel demeure «l’appropriation de la SNDD par les différents niveaux territoriaux, ainsi que le renforcement du rôle du secteur privé par la mise en œuvre des démarches de responsabilité sociale et environnementale», comme l’indique la feuille de route portant sur la seconde étape de la stratégie. À souligner que parmi les principaux enjeux, la réforme de la fiscalité «reste un outil principal de la politique environnementale», selon les exigences posées par les députés avec, comme principal objectif, d’amener les agents économiques à changer leurs comportements en vue de s’aligner sur les orientations de la SNDD. Plusieurs secteurs, notamment l’industrie, l’énergie et les mines ont déjà adopté «une trajectoire de développement durable», avec la concrétisation de l’efficacité énergétique en tant que composante cruciale des stratégies sectorielles phares du pays.
Des plans ministériels pour une administration exemplaire
Les projets portant sur «l’exemplarité de l’administration», dans le cadre de la mise en œuvre de la SNDD, ont été lancés via des plans ministériels d’administration exemplaire (PMAE). Les mesures conçues pour accélérer la transition du pays, vers une économie verte et inclusive d’ici 2030, ont été déclinées en 7 enjeux, 31axes stratégiques et 137 objectifs. Actuellement, les administrations publiques sont en mesure de réaliser des audits environnementaux au niveau de leurs bâtiments centraux. Les normes contrôlées concernent, essentiellement, les mesures portant sur l’efficacité énergétique, l’usage des énergies renouvelables dans la production d’électricité, ainsi que les actions visant la rationalisation de la consommation d’eau et la gestion des déchets. La méthode proposée, à cet effet, s’articulera autour de deux orientations principales : la première concerne la mise en place de comités de suivi sectoriels, et la seconde porte sur le suivi du comité stratégique des plans ministériels. Enfin, les objectifs tracés consistent, principalement, en l’instauration de l’efficacité énergétique dans les cinq secteurs les plus consommateurs d’énergie que sont le transport, l’industrie, le bâtiment, l’agriculture et l’éclairage public.
Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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