Après avoir investi les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et du ferroviaire, les entreprises françaises dans le Royaume sont vivement encouragées par Paris à se lancer davantage dans les énergies renouvelables au Maroc.
Olivér Varhelyi, commissaire européen au voisinage et à l’élargissement, s’est entretenu mercredi, au siège de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), avec la presse locale au sujet des moyens de consolider davantage le partenariat économique et commercial entre le Maroc et l’Union européenne. Cette réunion a eu lieu presque un mois après une autre rencontre organisée par la CGEM et le BusinessEurope sous le thème «La modernisation de l’Accord d’association Maroc-UE: pour une intégration plus forte des marchés européen et africain».
Tenu en marge de la 7e édition de l’UE-Africa Business Summit (EABF), cet événement a connu la participation de Chakib Alj et Pierre Gattaz, respectivement présidents de la CGEM et de BusinessEurope, et de représentants d’entreprises marocaines et européennes opérant sur les deux continents. Il y a été question de la mise en exergue des avantages qu’offrirait la modernisation de l’Accord d’Association Maroc-UE aux entreprises des deux ensembles, notamment en termes d’intégration des chaînes de valeur, particulièrement à la lumière de l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Les investissements directs étrangers au Maroc étaient également à l’ordre du jour, notamment avec les opérateurs français, dont l’appétence pour le marché marocain n’a jamais été aussi grande.
Déjà, le Maroc est le premier pays d’investissement de la France sur le continent africain et au Maroc, avec un stock de 12 milliards d’euros et jusqu’à 2021, les entreprises françaises étaient en tête des investissements dans le Royaume. «Les relations entre les deux pays sont déjà solides et il faut renforcer ce positionnement en investissant dans d’autres secteurs», a plaidé, en début de semaine, l’ambassadrice de France au Maroc, Hélène Le Gal, lors d’un événement à Marrakech. Si l’on en croit la diplomate, les entreprises françaises ont beaucoup investi au Maroc dans l’automobile, l’aéronautique et le ferroviaire. «Il faut peut-être aller chercher dans d’autres secteurs comme celui des des énergies renouvelables.», ajoute la diplomate qui sait, sans doute, de quoi elle parle.
Selon les spécialistes, avec une forte capacité à développer les énergies renouvelables et à ouvrir la voie à leur plus grande utilisation, l’Afrique possède un potentiel plus que suffisant pour répondre à sa future demande. Et s’il y a un champion dans ce domaine, c’est bien le Maroc qui, depuis 2009 déjà, a adopté une stratégie énergétique basée, prioritairement, sur les énergies renouvelables (EnR), le développement de l’efficacité énergétique et le renforcement de l’intégration régionale.
Ces dernières années, le pays a réalisé des progrès significatifs dans l’intégration de la durabilité dans les politiques sectorielles, grâce à la Stratégie nationale pour le développement durable(SNDD), visant à réaliser une transition économique verte intégrée, d’ici 2030.
Dans le détail, le Maroc ambitionne d’atteindre plus de 52% en matière de puissance électrique installée d’origine renouvelable d’ici 2030, et à relever le plafond de réduction des émissions de gaz à effet de serre à 45,5% dans la Contribution déterminée au niveau national (CDN), à l’horizon 2030. À la fin de l’année 2020, le Royaume était crédité d’une capacité installée d’un peu moins de 40% d’énergies renouvelables.
S’agissant de l’indice international de protection du climat 2021 de Germanwatch, le Maroc s’affichait parmi les pays en tête de liste, en occupant la 7e position sur 57 pays. En gros, de grands espoirs reposent ainsi sur la transition énergétique nationale, laquelle devrait fournir à l’avenir de grandes quantités d’énergie solaire, éolienne et d’hydrogène vert à l’Europe, ouvrant ainsi la voie à la neutralité carbone, selon des spécialistes de l’Agence de coopération allemande pour le développement (GIZ).
Si les grosses entreprises françaises au Maroc sont cotées au CAC 40, il reste que les PME de l’Hexagone, qui s’intéressent au Maroc et à l’Afrique de manière générale, sont quelque peu frileuses quand il s’agit de sortir de leurs zones de confort. «On est là pour les rassurer et il y a des missions de prospection en cours les concernant», ajoute l’ambassadrice, convaincue que les entreprises françaises ont toutes les cartes en main pour faire face à la concurrence chinoise et turque, que ce soit au Maroc ou sur le reste du continent.
La collaboration entre Alstom et le Maroc, qui remonte à plus de 100 ans, en est un exemple parfait. Dans le cadre d’une enveloppe de 115 millions de dirhams, Alstom prépare le lancement d’une nouvelle ligne de production de transformateurs électriques embarqués à partir d’octobre 2022. À noter qu’actuellement, il y a à peine 5 usines qui fabriquent ce genre de produits dans le monde, et l’usine de Fès sera donc la sixième du genre.
Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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