Le train le plus rapide d’Afrique, Al Boraq, a un nouveau titre de gloire. Le TGV, qui pointe à 320 km/h, roule désormais à l’énergie verte, devenant ainsi le premier train à grande vitesse 100% écologique. 
Plus rapide, plus propre… Le train le plus rapide du continent roule, désormais, à l’énergie verte. Ce qui veut dire que les trains à grande vitesse du Royaume ne seront plus alimentés en électricité produite à partir d’énergie fossile. Ce basculement a été acté le 1er janvier. En verdissant le cycle d’alimentation électrique du réseau ferré national, l’Office opère sa transformation verte de manière progressive, en faisant passer 25% de sa consommation globale à l’énergie verte, pour en atteindre 50% en 2023 avant de la porter à 100%, à moyen terme.
Cette nouvelle mesure permettra à l’ONCF, à court terme, d’améliorer globalement son empreinte carbone, avec l’équivalent de 120.000 tonnes de CO2 évitées chaque année, ou encore de 4 millions d’arbres plantés. Il faut noter que plusieurs autres initiatives sont menées par l’ONCF dans le cadre de sa politique énergétique et de sa stratégie RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), dont la certification progressive des sites ferroviaires selon les normes ISO 14001 et 50001, la réalisation systématique des études d’impact des grands projets, l’évaluation annuelle du bilan carbone, l’adoption d’un système d’écoconduite et le recours aux énergies alternatives photovoltaïques au niveau des gares et bâtiments. Voyager par train constitue l’un des meilleurs moyens de limiter son bilan carbone, assure le communiqué, expliquant que le train émet, en moyenne, 25 à 30 fois moins de gaz à effet de serre que les autres modes de transport.
Le pari de l’ONCF est, désormais, d’alimenter à terme, l’ensemble de ses trains entièrement à l’énergie propre, avance l’office, notant que les trains Al Boraq seront les premiers à offrir des voyages écoresponsables à l’énergie 100% éolienne. Et pour encourager ses clients à adopter une attitude plus respectueuse envers la nature, via la réduction de leur empreinte carbone, l’ONCF procédera prochainement au lancement d’actions marketing visant à faire d’Al Boraq le meilleur allié pour voyager écoresponsable. Sur son site, l’ONCF rappelle que le réseau ferré marocain est classé leader au niveau arabo-africain en termes de compétitivité et de qualité, citant un rapport du World Economic Forum «WEF», dans son édition 2017-2018, se félicitant de l’évolution constante au fil des années des différents indicateurs à caractère technique, économique, commercial et financier. Il faut noter que, sur les émissions globales de GES au Maroc, celles de l’ONCF ne représentent que 0,41%.
Déploiement du programme «Tatwir-croissance verte»
Globalement, ce changement de cap, souligne l’office, s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale conduite sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, laquelle prévoit l’augmentation de la part des ressources renouvelables pour les situer, dès 2030, à plus de 52% de la capacité installée, faisant ainsi du Royaume l’un des pays émergents les plus engagés dans le développement des énergies éolienne et solaire. Ainsi, conscient de l’impact des émissions de gaz à effet de serre produites par les différents secteurs économiques et de la nécessité de verdir son économie, le Maroc a déjà entamé le processus de décarbonisation de son industrie pour préserver la compétitivité de ses exportations.
Dans ce sens, le programme «Tatwir-croissance verte» a été lancé dans le cadre du Plan de relance industrielle 2021-2023, avec pour objectif d’atteindre les ambitions et de positionner le Maroc en tant que base industrielle décarbonée et circulaire. Déployé à travers l’Agence nationale pour la promotion de la PME (Maroc PME) et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), ce programme vise à accompagner les TPME industrielles dans leurs démarches de développement de process et produits décarbonés tout en appuyant l’émergence de nouvelles filières industrielles vertes compétitives et en réduisant la pollution industrielle. Ce programme propose une offre intégrée portant sur le soutien à l’investissement, l’appui à l’innovation et à la créativité et le conseil et l’expertise pour la transformation verte des TPME industrielles afin de les accompagner pour réduire leur facture énergétique et atteindre une compétitivité internationale.
Par ailleurs, les entreprises qui utilisent des appoints énergétiques comme les cimentiers, sont invitées à chercher des substituts à l’énergie utilisée, notamment les combustibles dérivés des déchets (RDF) ou en valorisant les boues de stations d’épuration urbaines (STEP), dotées d’un pouvoir calorifique important. L’ONCF semble avoir bien assimilé l’enjeu de cet appel. Pour rappel, le Royaume a adopté une Stratégie nationale de développement durable qui vise à mettre en œuvre les fondements d’une économie verte et inclusive à l’horizon 2030 dans les différents secteurs les plus énergivores, notamment l’Industrie, le Transport et l’Agriculture. En plus, son ambition de réduire les émissions de GES a été revue à la hausse passant de 42% à 45,5% à l’horizon 2030.
Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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