L’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE) vient de signer trois conventions de partenariat avec le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports ainsi que la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Ces conventions visent l’accompagnement technique pour l’intégration des mesures d’efficacité énergétique et la réalisation des économies d’énergie au niveau des bâtiments et la promotion de la mobilité durable, indique l’AMEE dans un communiqué parvenu mercredi.

Les signataires se lancent dans une réelle politique d’efficacité énergétique aussi bien au niveau technologique que comportementale et s’inscrivent dans le cadre des initiatives de réduction de leur empreinte carbone, relève la même source.

A cet effet et dans le cadre de la mise en œuvre de l’Exemplarité de l’Etat, deux conventions de partenariat ont été signées par Othmane El Ferdaous, ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et Saïd Mouline, directeur général de l’AMEE : une concernant le département de la Jeunesse et des Sports et une concernant le département de la Culture. Toujours dans ce cadre, une convention a aussi été signée par Noureddine Bensouda, Trésorier Général du Royaume et Saïd Mouline.

Lesdites conventions sont axées essentiellement sur des actions permettant l’assistance aux partenaires dans la réalisation des diagnostics énergétiques des bâtiments mais également de la flotte des véhicules, fait savoir le communiqué, notant qu’une assistance technique à la mise en œuvre des recommandations de ces diagnostics sera ensuite réalisée.

L’AMEE assurera aussi à travers ces partenariats, des sessions de formations et de sensibilisation des cadres concernés dans le domaine de l’efficacité énergétique particulièrement dans les secteurs du bâtiment durable et de l’éco-conduite.

L’objectif de ces conventions étant d’élaborer les bases d’un partenariat et d’une coopération entre les signataires, en vue de concrétiser les objectifs de la stratégie énergétique ainsi que de l’exemplarité de l’état et de développer des projets et des programmes d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables dans les secteurs les plus énergivores, notamment ceux du bâtiment et du transport.

Cité par le communiqué, Saïd Mouline a indiqué que « l’État doit montrer l’exemple et mettre en œuvre dans ses propres bâtiments et services les mesures de l’efficacité énergétique. L’opérationnalisation de l’efficacité énergétique est aujourd’hui un outil privilégié de bonne gouvernance et il est incontournable pour la réduction de la facture énergétique mais aussi des émissions de gaz à effet de serre. Ce genre d’initiative a pour finalité d’assoir les fondements et les conditions favorables pour assurer la transition vers une économie verte et inclusive ».
« Cette convention matérialise l’engagement de l’AMEE pour le déploiement de solutions d’efficacité énergétique dans les établissements publics, en accord avec les priorités nationales qui visent à faire de l’exemplarité de l’État un levier pour la mise en œuvre de la stratégie énergétique du Royaume », a-t-il ajouté.

Les priorités du Plan de l’exemplarité de l’Etat à l’horizon 2021 portent, entre autres, sur l’encouragement et l’utilisation des énergies renouvelables et des technologies de la gestion rationnelle ou de l’efficacité énergétique, et ce à travers la réduction de la consommation d’énergie au kilowattheures de moins de 10% en 2020, et 20% de réduction en 2021. Ce plan propose aussi d’augmenter de 30% la part des voitures écologiques (hybrides ou électriques) du parc de l’état tout en réduisant la consommation de carburant d’environ 10% en 2020 et de moins de 15% en 2021.

Le train à grande vitesse, Al Boraq, passe, à partir du 1er Janvier 2022, à l’énergie verte, annonce dimanche l’Office national des chemins de fer (ONCF), dans un communiqué.

Grâce à l’énergie propre fournie par un opérateur national, l’ONCF verdit le cycle d’alimentation électrique du réseau ferré national, en substituant sa consommation électrique par une énergie propre.

L’Office opère sa transformation verte de manière progressive, en faisant passer 25% de sa consommation énergétique globale à l’énergie verte, pour en atteindre 50% en 2023 avant de la porter à la totalité, à moyen terme, souligne le communiqué.

Cette nouvelle mesure permettra à l’ONCF, à court terme, d’améliorer globalement l’empreinte carbone, avec l’équivalent de 120.000 tonnes de CO2 évitées chaque année, ou encore à 4 millions d’arbres plantés.

Ce changement de cap s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale conduite sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, laquelle stratégie prévoit l’augmentation de la part des ressources renouvelables pour les situer, dès 2030, à plus de 52% de la capacité installée, faisant ainsi du Royaume l’un des pays émergents les plus engagés dans le développement des énergies éolienne et solaire.

Plusieurs autres initiatives sont menées par l’ONCF dans le cadre de sa politique énergétique et de sa stratégie RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), dont la certification progressive des sites ferroviaires selon les normes ISO 14001 et 50001, la réalisation systématique des études d’impacts des grands projets, l’évaluation annuelle du bilan carbone, l’adoption d’un système d’éco-conduite et le recours aux énergies alternatives photovoltaïques au niveau des gares et bâtiments, relève le communiqué.

Voyager par train constitue l’un des meilleurs moyens de limiter son bilan carbone, assure le communiqué, expliquant que le train émet, en moyenne, 25 à 30 fois moins de gaz à effet de serre que les autres modes de transport.

Le pari de l’ONCF est désormais d’alimenter à terme, l’ensemble de ses trains entièrement à l’énergie propre, avance l’ONCF, notant que les trains Al Boraq seront les premiers à offrir des voyages écoresponsables à l’énergie 100% éolienne.

Et pour encourager ses clients à adopter une attitude plus respectueuse envers la nature, en réduisant leur empreinte carbone, l’ONCF procédera prochainement au lancement d’actions marketing visant à faire d’Al Boraq, le meilleur allié pour voyager écoresponsable.

ÉCONOMIES D’ÉNERGIE DANS LES MAGASINS DE DÉTAIL

Peu de secteurs ont subi aussi durement l’effet d’entraînement du krach économique de 2007/2008 que le commerce de détail. Plus de 10 ans plus tard, les difficultés des détaillants continuent de se manifester par les fermetures de magasins de certaines des marques de consommation les plus connues au monde en 2018/2019. Les défis liés à la stagnation économique, au changement de comportement d’achat, à la concurrence en ligne et aux préoccupations environnementales ont poussé les détaillants à se démener pour survivre dans un secteur déjà extrêmement concurrentiel. Des méthodes traditionnelles de survie ont déjà été déployées telles que les réductions de salaires, les changements de liste et les pertes d’emplois. Dans une industrie à la recherche d’une solution rapide, des solutions à court terme sont appliquées aux problèmes à long terme. Mais existe-t-il des alternatives ?

PLAIDOYER POUR UN LOGICIEL DE GESTION DE L’ÉNERGIE DANS LE SECTEUR DE LA VENTE AU DÉTAIL

« Une réduction de 20 % des coûts énergétiques représente le même bénéfice net qu’une augmentation de 5 % des ventes. »

– Carbon Trust 2012

Selon la nature de l’entreprise, les dépenses énergétiques peuvent ne représenter qu’une fraction du chiffre d’affaires global. Cependant, cela ne nuit en rien au fait que les économies d’énergie sont l’un des moyens les plus simples d’augmenter les profits. Que ce soit en référence à un dépanneur indépendant ou à une chaîne de supermarchés multinationale, cette affirmation sonne toujours vraie. Il n’y a pas de surprises quand il s’agit des plus gros consommateurs d’énergie du secteur. Les suspects habituels; l’éclairage, le chauffage, le refroidissement et la ventilation et la réfrigération sont omniprésents.

Figure 1 : Consommation d’énergie typique pour le secteur de la vente au détail ( Source : Carbon Trust)

Alors que les techniques traditionnelles de gestion de l’énergie, les logiciels de gestion de l’énergie telles que la mise hors tension des équipements inutiles et le respect des procédures de maintenance appropriées, restent à la fois simples et efficaces, modernes évoluent en permanence pour offrir bien plus.

Logiciel de gestion de l’énergie au détail pour la surveillance, l’analyse et le suivi des économies d’énergie

Les programmes de changement de comportement, les politiques de soutien, les investissements dans les technologies écoénergétiques sont d’excellents exemples de ce qui peut être mis en œuvre pour réduire la consommation d’énergie, les déchets et réduire considérablement le coût de l’énergie. Mais les équipes de gestion de l’énergie, de maintenance et de durabilité veulent savoir :

  • « Combien d’énergie et d’argent est-ce que j’économise vraiment avec mes mesures et actions de conservation d’énergie prévues » ?
  • « Quel est le coût de ne pas procéder à mes mesures et actions de conservation d’énergie prévues » ?
  • « Quelle est la période de retour sur investissement, dois-je installer un éclairage économe en énergie dans tous mes magasins » ?
  • « Comment surveiller et suivre mes actions d’économie d’énergie pour m’assurer que je suis sur la bonne voie pour atteindre mes objectifs d’économie d’énergie et de réduction des coûts » ?

La réponse réside dans le fait d’avoir les outils appropriés pour savoir quand, où, comment, combien et par quels domaines, appareils, applications, comportements et pratiques l’énergie est consommée.

Un logiciel de gestion de l’énergie pour le commerce de détail , tel que celui fourni par Wattics, fournit aux équipes de gestion de l’énergie et de durabilité ainsi qu’aux sociétés de services énergétiques et aux consultants les outils de surveillance, d’analyse et de reporting nécessaires aux détaillants pour :

  1. Identifier les consommations énergétiques importantes dans un magasin ou plusieurs magasins par zone/étage ; appareil (niveau compteur ou sous-compteur)
  2. Analyse comparative de la consommation d’énergie par zone/appareil au sol (niveau de compteur ou sous-compteur) dans différents magasins
  3. Identifier le gaspillage d’énergie et identifier les opportunités d’économies d’énergie pendant et en dehors des heures de travail
  4. Identifier la demande de pointe (kVA) et la consommation (kW) d’un magasin ou d’une zone/étage particulier ; appareil (niveau compteur ou sous-compteur)
  5. Mesurer et vérifier les mesures d’économie d’énergie, les projets de rénovation et d’efficacité énergétique – en tenant compte de variables telles que les degrés-jours de chauffage et de refroidissement, les heures de fonctionnement et d’autres variables qui affectent la consommation d’énergie
  6. Établir une période de récupération des mises à niveau de l’efficacité énergétique et des investissements technologiques
  7. Surveillez et suivez les économies d’énergie et de coûts grâce à des alertes et des notifications intelligentes
  8. Enregistrez et créez des rapports sur les projets d’économie d’énergie de la vente au détail à partir d’une plate-forme unifiée

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des principaux responsables de l’augmentation de la consommation d’énergie et des coûts : éclairage, chauffage, ventilation, climatisation et réfrigération. Jetons un coup d’œil à certaines mesures et actions potentielles de conversion énergétique mises en œuvre par les détaillants pour maximiser le potentiel d’économies :

Éclairage

L’élément central de tout point de vente est son image, et l’éclairage y joue un rôle essentiel. Cela doit toujours être pris en compte lors de la conception de tout nouveau bâtiment ou même lors d’une rénovation ou d’une rénovation majeure. Pour les bâtiments existants, il existe encore des mesures à faible coût qui peuvent être mises en place pour lutter contre la surconsommation, telles que :

  1. Sensibilisation du personnel – Informez le personnel de la consommation d’énergie et de ce que vous essayez d’accomplir. Assurez-vous que les interrupteurs sont correctement étiquetés afin que le personnel ne puisse choisir que ce qui est nécessaire. Envisagez d’encourager le processus, par exemple lorsqu’un montant « x » d’économies est réalisé, le personnel gagnera une soirée.
  2. Bon entretien – Il est important de garder les luminaires propres de la poussière et autres débris. Les minuteries doivent être réglées correctement et les vieilles lampes remplacées. Il est largement reconnu qu’un mauvais entretien des équipements d’éclairage peut entraîner une baisse des performances pouvant aller jusqu’à 35 % en quelques années seulement, et contribuer à des coûts énergétiques plus élevés.
Figure 2 : Étiquetage approprié des interrupteurs d’éclairage et de la saleté et des débris sur les appareils d’éclairage

Des mesures peu coûteuses peuvent être efficaces si elles sont mises en œuvre correctement, mais pour réaliser des économies plus importantes, des investissements monétaires devront être réalisés. Ces mesures peuvent inclure :

  1. Lampes à économie d’énergie – Envisagez de changer le type de lampe que vous utilisez actuellement dans votre luminaire. Cela nécessitera un investissement en capital mais des économies importantes seront réalisées à plus long terme. Prenons l’exemple des lampes fluorescentes « T5 », qui permettent de réaliser des économies allant jusqu’à 50 %.
  2. Capteurs d’occupation – Envisagez d’en ajouter dans les zones qui ne peuvent être occupées qu’à certains moments de la journée, telles que les zones réservées au personnel et les entrepôts. Cette solution serait également idéale pour les détaillants de vêtements qui peuvent les faire installer dans les cabines d’essayage.

Chauffage

Avec l’éclairage, le chauffage est responsable d’une part importante des dépenses énergétiques de tout point de vente, avec une dépense moyenne d’environ 30 %. Comme dans le cas de l’éclairage, il existe des mesures qui peuvent être prises pour améliorer l’efficacité du chauffage à peu ou pas de frais :

  1. Politique de porte – Bien que laisser la porte d’entrée grande ouverte permettra aux clients un accès et une sortie rapides du bâtiment, cela s’appliquera également à la chaleur. Le système de chauffage interne devra compenser cela et, par conséquent, la consommation d’énergie augmentera. Pensez à installer des portes automatiques ou tournantes. Peut-être qu’un projet de lobby pourrait être applicable ?
  2. Impact de la température extérieure – Plus il fait froid dehors, plus le client portera de vêtements. Gardez cela à l’esprit lorsque vous réglez la température interne, car vous ne voulez pas que les clients deviennent trop chauds. Le réglage de la température de consigne aura une incidence importante sur votre facture d’énergie, car on pense qu’une baisse de 1 °C seulement peut réduire vos coûts de carburant de 8 %.
  3. Modèles d’utilisation – Cela semble la tâche la plus élémentaire, mais elle est souvent négligée. Vérifiez que les heures de fonctionnement correspondent aux heures où le chauffage est requis. Est-il possible d’éteindre le chauffage une heure avant la fermeture des bureaux ?

Afin de maximiser les économies d’énergie, un certain niveau d’investissement financier sera nécessaire à un moment donné, les méthodes incluent :

  1. Mesures de contrôle – L’utilisation de systèmes de contrôle du chauffage peut garantir que les températures définies et les modèles d’utilisation peuvent être prédéterminés et respectés. Des économies supplémentaires peuvent alors être réalisées grâce à l’utilisation d’un compensateur, qui peut réguler la température dans le bâtiment en fonction du temps qu’il fait à l’extérieur.
  2. Entretien des équipements existants – L’entretien régulier des équipements doit être effectué indépendamment du désir d’économies d’énergie car il constitue une bonne pratique. Lorsque l’on cible l’épargne, cela devient d’une importance primordiale. Tous les équipements tels que les tuyauteries, les chaudières, les vannes et les réservoirs d’eau chaude doivent être isolés pour éviter les pertes de chaleur. Cela nécessitera un investissement en capital mais devrait avoir une période de récupération relativement courte.
Figure 3 : Un panneau de commande de chauffage standard

Ventilation & Climatisation

La chaleur dégagée par l’éclairage, les équipements informatiques, le personnel et les clients signifient que la ventilation et la climatisation sont un aspect important de tout point de vente. Comme pour les autres formes de dépenses énergétiques, il existe des mesures simples et peu coûteuses qui peuvent être prises pour réduire la consommation d’énergie, notamment :

  1. Ventilation naturelle – Bien que la ventilation naturelle ne soit possible qu’à certains moments, elle soulage tout de même les méthodes de ventilation mécanique à forte consommation d’énergie. Envisager, le cas échéant, l’utilisation d’une ventilation naturelle par les évents, les portes et les fenêtres.
  2. Efficacité des composants – Les évents couverts de poussière sont une vue trop courante dans tout bâtiment. Cela s’applique également aux ventilateurs et aux systèmes de climatisation mécaniques. Assurez-vous que ces composants sont exempts de poussière et de débris qui nuiraient aux performances. Planifiez l’entretien régulier des composants mécaniques pour améliorer le maintien d’un haut niveau d’efficacité.
  3. Utilisation opérationnelle – Assurez-vous que le chauffage et le refroidissement ne fonctionnent jamais en même temps car ils se « combattront ». Assurez-vous qu’il y a un écart substantiel entre les points où chacun entre en jeu, afin d’éviter cela. Par exemple, programmez le chauffage pour qu’il s’éteigne lorsque la température intérieure atteint 18°C ​​mais que le refroidissement ne démarre pas avant qu’il ne dépasse 24°C.
Figure 4 : Poussière bloquant un évent

En règle générale, plus l’équipement mécanique est efficace, moins il produira de chaleur. Pour lutter contre cela, vous devez minimiser la charge de refroidissement. L’installation de luminaires à faible consommation d’énergie et l’entretien régulier des équipements de réfrigération réduiront les besoins en charges de refroidissement. Selon l’emplacement du bâtiment, la lumière directe du soleil rayonnant à travers les fenêtres peut provoquer une surchauffe à l’intérieur. Un verre réfléchissant la chaleur pourrait être installé pour lutter contre cela.

Réfrigération

Dans le cas d’un petit détaillant alimentaire, la réfrigération peut représenter jusqu’à 50 % de la facture d’électricité totale. Des procédures appropriées doivent être mises en place afin de réduire autant que possible la consommation d’énergie. Considérer ce qui suit:

  1. Efficacité de fonctionnement – Assurez-vous que toutes les portes du refroidisseur sont fermées pour éviter que la chaleur ne pénètre dans la zone. Assurez-vous que l’équipement est utilisé comme prévu et ne surstockez pas l’unité car les réglages de température peuvent devoir être ajustés pour s’adapter à cela.
  2. Planification de l’entretien – Comme l’éclairage et le CVC auparavant, un entretien régulier des équipements importants tels que les condenseurs et les évaporateurs est nécessaire pour maintenir les niveaux de performance. Assurez-vous que tous les joints des portes, etc. sont en bon état de fonctionnement.
  3. Réglage de la température – Comme pour tout équipement, un réglage correct de la température est nécessaire pour une performance efficace. Envisagez d’augmenter la température définie pour le refroidissement de 10 °C pour voir ce qui peut être économisé.

Afin de réaliser des économies significatives, pensez à –

  1. Mise à niveau de l’équipement – Dans le cas d’un détaillant en alimentation, pour lequel les coûts de réfrigération constitueront la majorité de sa facture d’électricité, envisagez l’investissement à long terme. Investir dans des équipements hautement efficaces maintenant pourrait permettre de réaliser des économies substantielles au fil du temps.
  2. Interrupteurs horaires – Les boissons gazeuses et les aliments non périssables ne se détérioreront pas si les appareils sont éteints à certains moments. Par exemple, un interrupteur horaire peut garantir que l’équipement est éteint pendant les heures de fermeture ou le week-end.
  3. Installation de stores de nuit – Les stores de nuit de réfrigération emprisonnent l’air froid dans les armoires et réduisent ainsi le besoin de chauffage des locaux dans tout le magasin. Cela garantira une meilleure température matinale car le théâtre aura été éteint pendant la nuit. Les stores de nuit réfrigérés ont le potentiel de réduire les coûts énergétiques de réfrigération jusqu’à 40 %.
Figure 5 : Stores de nuit en cours d’utilisation

Êtes-vous une entreprise de services énergétiques (ESCO) ou un consultant à la recherche d’opportunités d’économie d’énergie et de coûts pour vos clients de détail ? Êtes-vous une chaîne de magasins avec plusieurs magasins dans un ou plusieurs emplacements ? si oui, contactez-nous pour une démo gratuite de la plateforme de gestion de l’énergie Wattsc et parlez à notre équipe Global Partnership de votre projet énergétique !

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1. Quelles sont les limites de l’audit énergétique ?

L’audit énergétique est une étude approfondie des usages et des consommations énergétiques d’un périmètre défini. Cela va de l’analyse d’un process à l’analyse d’un ou plusieurs bâtiments allant jusqu’à une organisation complète. L’audit permet par l’identification et l’analyse des flux énergétiques, de déterminer des potentiels d’économie d’énergie ou en d’autres termes des potentiels d’amélioration de l’efficacité énergétique du périmètre étudié.

La finalité de l’audit énergétique résulte en l’identification des actions d’amélioration permettant d’atteindre les gisements d’économie estimés et les coûts d’investissements associés à la mise en œuvre de ces actions. L’audit est donc un état des lieux à un instant t de la situation énergétique du site étudié. La réalisation d’un audit ne rend pas obligatoire la mise en œuvre et le suivi des actions d’amélioration.

La mise en place d’un SME (Système de Management de l’Energie) suivant la démarche ISO 50001 permet de pallier ces limites.

2. Qu’est-ce qu’un SME (Système de Management Energétique) ?

Le SME permet de mettre en place et de suivre les actions d’amélioration pour l’efficacité énergétique qui ont été identifiées lors de l’audit. Il permet également d’anticiper sur les changements de règlementation qui peuvent être de plus en plus contraignants suivant les secteurs d’activité.

Le principe du SME peut s’expliquer avec une approche PDCA – La roue de Deming (Plan-Do-Check-Act)

La méthode PDCA est une démarche cyclique d’amélioration continue qui consiste à remettre en question toutes les actions précédemment menées à la fin de chaque cycle afin de les améliorer.

3. Quel est l’intérêt de la démarche ISO 50001 ?

La démarche ISO 50001 guide les organismes dans la mise en œuvre d’un SME permettant un meilleur usage de l’énergie et cela quel que soit leur secteur d’activité. Elle fournit une méthode fiable pour atteindre des objectifs de performance énergétique. La certification ISO 50001 confère à l’organisme une image responsable.

La norme ISO 50001 tient compte des consommations de référence, de la conception actuelle des systèmes énergétiques et de l’approvisionnement de l’énergie et des futurs besoins. Elle suppose alors un diagnostic en amont visant à identifier les gisements d’économies et les axes d’amélioration possibles.

C’est une démarche qui ne demande pas d’investissements importants avec un ROI assez rapide et prometteur puisqu’il se situe entre 5 et 30% de la facture énergétique.

4. Comment WATTSC accompagne ses clients dans la certification ISO 50001 ?

Nous accompagnons les clients dans la mise en place d’une démarche structurée de management de l’énergie (SME) certifié ISO 50001 adaptée à l’activité et à la taille de l’organisme. Notre accompagnement se positionne sur toutes les étapes du SME, dans le support à l’élaboration d’une politique énergétique, dans la planification énergétique par la réalisation d’un audit QuickWins, dans la mise en œuvre des actions identifiées de gisement d’économie, dans la vérification et la mise en place d’actions correctives par un suivi régulier des résultats et dans la revue du management par un plan d’amélioration du SME.

Focus : L’audit énergétique orienté QuickWins permet d’identifier rapidement des gisements d’économies et de définir les actions d’amélioration nécessaires à la réalisation de ces économies avec un retour sur investissement très court – moins d’un an. Il constitue une bonne source d’informations permettant de faciliter ensuite la réalisation d’un audit énergétique réglementaire devenue obligatoire.

De plus, notre logiciel de gestion énergétique WATTSC EMS permet d’accélérer la démarche ISO 50001 par la gestion des plans d’action directement dans la solution.

5. Combien de temps cela prend-il en moyenne pour être certifié et quelles économies peut-on attendre ?

Pour la mise en œuvre de l’ISO 50001, le délai pour être certifié dépend du niveau de maturité de l’organisation concernée. Il faut compter entre 6 et 12 mois entre le déploiement et la mise en œuvre du SME afin de démontrer son bon fonctionnement.

Image présentant la norme iso 50001

Dédiée à la gestion de l’énergie, la norme ISO 50001 met l’accent sur l’amélioration de la performance énergétique des organisations. Si vous voulez commencer, cependant, notez que son application est relativement technique et ne peut pas être faite sans préparation. Pour vous aider à comprendre les défis de la certification ISO 50001 dans l’industrie, nous avons passé en revue les enjeux liés à la mise en œuvre d’un système de gestion de l’énergie dans le secteur industriel et les avantages de l’utilisation d’une solution numérique dans ce contexte.

La norme ISO 50001 en quelques mots

Publiée en 2011, cette norme s’adresse auxations organiz qui souhaitent améliorer leur performance énergétique. Il les provides avec un cadre clair et structuré pour le développement d’un  système de gestion de l’énergie. La norme 50001  aide donc les entreprises à   utiliser plus efficacement l’énergie, à réduire leur consommation et leurs coûts et à limiter leur impact sur l’environnement.


La norme ISO 50001 : Paramètres et mise en œuvre

Quelques rappels sur la norme

La norme ISO 50001 suit la même structure que les normes ISO 9001 et 14001. Par contre, celle-ci a également une dimension technique beaucoup plus importante que ses homologues en termes de qualité et d’environnement.

Pour obtenir cette certification, un fabricant doit être capable à gérer efficacement l’énergie et mettre en place des processus spécifiques. Aussi, la personne doit savoir gérer l’information technique, la retracer et la présenter aux parties prenantes sous la forme d’archives.

La norme a également une dimension économique importante liée aux dépenses et bénéfices, et donc de la récupération. Si vous voulez réduire l’empreinte énergétique de l’entreprise, il faut ajuster les objectifs en fonction du levier que vous visez.

Les besoins des experts

Les 3 normes ont la même structure, mais les contenus à gérer sont plus significatifs en énergie. Par conséquent, il est essentiel d’avoir une certaine expertise en matière d’énergie pour obtenir une bonne compréhension du sujet. Cela explique pourquoi les entreprises recourent à une expertise externe pour impliquer un système de gestion de l’énergie.


Les grands projets du standard    

Un système de gestion ne peut en aucun cas être la responsabilité d’une seule personne. C’est pourquoi il est nécessaire de créer une organisation qui implique plusieurs personnes, y compris la haute direction.

Nous devons donc créer une structure managériale et suivre une méthodologie spécifique. L’entreprise doit commencer par l’observation, la recommandation et la définition des objectifs. Viennent ensuite la mise en œuvre des projets, l’examen périodique, et la proposition de mesures correctives. C’est le cercle vertueux de l’amélioration continue, décrit sous la forme d’une roue: le PDCA (Plan, Do, Check, Act).

Suivant cette logique, l’examen de l’énergie et l’audit consistent à surveiller les flux d’énergie pour toutes les activités de transformation, afin d’analyser la performance énergétique dans  l’état actuel des choses. Il s’agit alors de détecter une consommation importante d’énergie (UES) avant de mettre en œuvre des mesures d’amélioration.

Consommation d’énergie d’unités économiques et sociales (UES)

Une utilisation énergivore est consommation excessive d’énergie, ou qui représente un potentiel important d’amélioration de la performance. La consommation d’énergie de toutes les (UES) doit être d’au moins 80 % de la consommation totale. Mais attention! Le simple fait d’énumérer les utilisations les plus énergivores ne constitue pas une approche de gestion de l’énergie. En outre, on doit savoir comment les contrôler, en modélisant les performances des systèmes étudiés, compte tenu des différentes contraintes qu’ils doivent rencontrer.

Les 5 avantages d’une solution numérique pour la mise en œuvre de la norme ISO 50001.

1.  Meilleure gestion des indicateurs de performance énergétique (EPI)

Ces indicateurs notoires se limitent souvent à une mesure du kWh consommé par unité de production. Un outil numérique peut permettre d’aller au-delà de ces indicateurs clés de performance qui sont trop généralisées et pas complexes.

2. Une vue de la situation en temps réel

Avec les bonnes IPE et une vue en temps réel, il est possible d’agir immédiatement lorsqu’une anomalie est détectée. La mise en place d’un système de gestion vise plus que l’extraction des données et leur analyse à partir d’archives. Vous devez également être en mesure de mettre en œuvre des mesures correctives dès que possible. Cela est impossible à faire avec l’analyse manuelle des données.

3. Rendre la cartographie de l’énergie disponible

Sur une plate-forme numérique comme celle de WATTSC, la cartographie énergétique (compteurs électriques, compteurs de vapeur…) est proposée sous la forme d’un tableau de bord facilitant le choix du SEU.

Selon le contexte et les conditions d’utilisation de l’équipement, vous pouvez avoir une vue précise de tous les facteurs qui influent votre consommation et les corréler les uns avec les autres.

4. La norme ISO 50001: Un support audit rapide et fiable

Le principal avantage d’une solution numérique est de fournir une vue analytique des données énergétiques. Ainsi, au cours d’une vérification, le vérificateur peut être informé rapidement et de façon fiable de l’information conservée. Cette visualisation de données est une valeur ajoutée pour le gérant d’énergie. Celui-ci aura donc à sa disposition des éléments qualitatifs et quantitatifs l’aidant à optimiser sa prise de décision.

5. Aide à la décision pour dépasser   les exigences de la norme ISO 50001

Pour chaque UES, les IPE sont définis en fonction des objectifs et des délais fixés pour les atteindre. Avec la norme ISO 50001, nous nous trouvons dans un projet d’amélioration qui nous oblige à quantifier les résultats obtenus. Avec une solution numérique modulaire, il est possible de tester l’approche sur une base de gestion de l’énergie. Après, il est possible d’ajouter des modules d’optimisation spécifiques à un actif, un utilitaire ou un processus particulier.

Il est possible d’obtenir la certification ISO 50001 avec des lectures manuelles et des feuilles de calcul Excel. Néanmoins, ce mode de fonctionnement peut être une source d’erreurs et une perte de temps. Une solution numérique vous donne une vision clair pour définir les domaines à améliorer et les mesures à prendre. Elle vous permet d’établir des hypothèses, rassembler des équipes et fournir les bons outils au bon moment à la bonne personne. Voulez-vous commencer le processus ISO 50001?

WATTSC peut vous aider à mettre en œuvre votre système de gestion de l’énergie grâce à une plate-forme de renseignement énergétique.

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Alors que la crise sanitaire soumet le réseau d’électricité marocain à rude épreuve, tous les acteurs ont intérêt à ce que les marocains diminuent leur consommation. Pourquoi et comment y parvenir ?

Aussi l’État, tout comme les fournisseurs d’énergie, incitent les Marocains à réduire leur consommation.

Pourquoi alors réduire la consommation d’énergie des particuliers ?

Outre un avantage financier, réduire sa consommation d’énergie est aussi un moyen de lutter contre le réchauffement climatique depuis son foyer.

Parmi les mesures préconisées, la baisse des consommations énergétiques des Marocains ne figure pas en bonne place. De fait, l’énergie la plus propre est celle qui n’est pas consommée ! À l’inverse, plus la consommation d’énergie nationale est forte, plus les sources d’énergie les plus carbonées sont sollicitées. En effet, l’électricité ne se stocke pas à grande échelle, un parc électrique donné est donc plus ou moins sollicité en fonction de la demande.

Les 11 gestes efficaces pour baisser sa consommation d’électricité :

  • Éteindre les lumières allumées inutilement

Laisser les lumières inutilement allumées entraîne des répercussions économiques et environnementales. Cela provoque un double impact sur la planète : la pollution lumineuse et la surconsommation d’électricité.

« Si tous les ménages de chaque ville marocaine éteignaient une ampoule, cela permettrait d’économiser la consommation de toute une ville ».

  • Éteindre ses appareils en veille

Les recommandations sont celles d’installer une multiprise à interrupteur pour éteindre les appareils en veille inutilement. Entre 300 et 500 kWh par an et par foyer sont consommés inutilement et sont la conséquence de la mise en veille des différents appareils présents dans les logements. Cela a pour effet d’augmenter la facture d’électricité annuelle de 15%.

Pour un foyer, l’ensemble de vos appareils en veille représente une puissance moyenne de plus de 50 W (Watts). En d’autres termes, supprimer les veilles permet de réaliser une économie de la facture annuelle. Quasiment tous les appareils éteints mais que l’on laisse branchés consomment de l’énergie.

Il est recommandé donc d’éteindre complètement les appareils électriques qui le peuvent.

Enfin, les chargeurs de téléphone ou d’ordinateur portable risquent de continuer à consommer de l’électricité même si la charge est terminée et qu’ils ne sont plus reliés à un appareil, débranchez-les systématiquement.

  • Changer ses ampoules pour des basses consommation

L’éclairage, c’est 12% de notre consommation électrique. Grâce à la disparition progressive des ampoules à incandescence, les consommations énergétiques de ce poste devraient diminuer.

  • Réduire le nombre d’équipements électroménagers

Nos logements sont aujourd’hui équipés d’un grand nombre d’appareils électriques . Nos dépenses énergétiques ne cessent d’augmenter et la consommation de l’utilisation des équipements électroménagers explose. On observe une hausse depuis 2015. Même si les appareils sont plus efficaces, 

«nous en possédons de plus en plus, et de plus en plus puissants, sans toujours en faire un usage économe. Par exemple, un téléviseur deux fois plus grand consomme quatre fois plus d’électricité».

  • Couvrir les casseroles pendant la cuisson

Ce geste simple permet de consommer 4 fois moins d’électricité ou de gaz.

  • Dégivrer son frigidaire

L’objectif est ainsi de soulager les appareils et de réduire leur consommation d’électricité.

En vérifiant régulièrement la température de votre réfrigérateur ou congélateur, vous pouvez également réduire votre consommation d’électricité puisqu’un appareil bien réglé consomme moins. La température conseillée se situe entre 5° et 7°C.

  • Purger les radiateurs avant l’hiver

Peu de personnes, au Maroc utilisent le radiateurs, pour une utilisation rationnelle et économique , purger un radiateur vise à éliminer l’air accumulé dans l’installation. Ainsi, l’eau circule mieux à l’intérieur des tuyaux et des radiateurs, la chaleur est mieux diffusée et les pièces sont plus vite chauffées. Les températures idéales sont atteintes plus rapidement et la consommation d’énergie s’en trouve réduite.

  • Laver son linge à 30°C

La machine à laver engloutit presque 7% de votre consommation d’électricité. 

Avec les prix qui grimpent, l’action de laver son linge à 30% permet tout à la fois d’économiser de l’énergie et de préserver son linge donc c’est une bonne astuce pour faire des économies.

  • Régler le chauffe-eau sur 60°C

En réglant la température du ballon à eau ou de votre chauffe-eau sur 60° est un moyen de limiter la consommation d’énergie et d’eau. Les spécialistes attestent que 60°C est une température suffisante pour répondre aux besoins pour peu que le chauffe-eau ne soit pas trop éloigné des salles d’eau.

Ne débranchez pas le fusible du chauffe-eau lorsque vous vous absentez pour quelques jours. L’eau du réservoir doit être maintenue en tout temps à la température recommandée.

Ne modifiez pas le réglage du thermostat de votre chauffe-eau ;

  • Configurer et programmer ses appareils électriques :

Il est utile de bien configurer ses appareils électriques afin qu’ils consomment moins d’énergie , programmer ses équipements et régler leur système de contrôle permet des économies d’énergie substantielles, grâce à la mise en veille ou l’extinction automatique des appareils.